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Élevage porcin épinglé dans le Finistère: la préfecture va diligenter une inspection

L'élevage de Trégonguen, mis en cause par l'association L214 / © M. Le Morvan
L'élevage de Trégonguen, mis en cause par l'association L214 / © M. Le Morvan

La préfecture du Finistère a annoncé ce jeudi que ses services allaient inspecter l'élevage filmé en cachette à Pouldreuzic. La vidéo diffusée ce jeudi matin par l'association L2014 montre des cochons dont les conditions sanitaires et de vie semblent catastrophiques. 

Par Myriam Thiébaut

Des porcs enfermés aux côtés des cadavres de leurs congénaires, des salles de naissance très sales, les images mises en ligne ce jeudi se révèlent choquantes. L'élevage a été filmé à son insu. Situé à Pouldreuzic, il est en contrat de production avec Triskalia.

L'association L214, habituée à filmer les animaux dans les exploitations et dans les abattoirs, n'avait encore jamais épinglé un élevage porcin en particulier.  



L'association a déposé ce jeudi une plainte devant la justice pour mauvais traitement. Elle a aussi réclamé la fermeture administrative de l'élevage situé à Pouldreuzic, dans le Finistère. Quelques heures après, le préfet a annoncé qu'il diligentait une inspection de l'élevage par la Direction départementale de la protection des populations (ex-direction des services vétérinaires).

Des conditions sanitaires dégradées 


Contactée ce jour, L214 souligne que l'élevage, filmé fin janvier, "se situe dans la moyenne des élevages porcins bretons, au niveaux des techniques de naissance et d'engraissage": insémination artificielle, utilisation de cages de maternité, instalation des porcs sur caillebotis. 

 "L'élevage compte un nombre d'animaux assez semblable aux autres élevages porcins en Bretagne, environ 150 truies et des milliers de porcelets qui y naissent chaque année" , affirme Sébastien Arsac, le porte-parole de L214. L'association estime à 20 % le taux de mortalité des animaux dans ce type d'élevage. Elle reconnait cependant que les conditions sanitaires semblent, dans ce cas précis, particulièrement dégradée. Contactée ce jeudi en milieu de matinée, la Direction départementale de la protection des populations n'a pas souhaité donné suite à notre demande.

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