Inquest du Bugaled Breizh : Thierry Lemétayer retournera à Truro en mars 2020 avec l'espoir de connaître enfin la vérité

Yves Crosnier, membre de l'association SOS Bugaled Breizh et Thierry Lemétayer, fils du mécanicien mort dans le naufrage du chalutier finistérien en 2004, à leur arrivée à Roscoff en provenance de Truro en Angleterre / © France Télévisions - M. Le Morvan
Yves Crosnier, membre de l'association SOS Bugaled Breizh et Thierry Lemétayer, fils du mécanicien mort dans le naufrage du chalutier finistérien en 2004, à leur arrivée à Roscoff en provenance de Truro en Angleterre / © France Télévisions - M. Le Morvan

La justice britannique a auditionné cette semaine plusieurs témoins, essentiellement des militaires dans le cadre des suites du naufrage du Bugaled Breizh. Thierry Lemetayer, le fils de l'une des victimes était le seul membre des familles présent a Truro cette semaine. Sa réaction à son retour.
 

Par T. Peigné avec M. Le Morvan


C'est à Roscoff, à la descente du ferry en provenance de l'Angleterre, que Thierry Lemétayer, le fils du mécanicien disparu dans le naufrage du Bugaled Breizh, a répondu à nos questions ce samedi 30 novembre. Accompagné d'Yves Crosnier, de l'association SOS Bugaled Breizh, il vient d'assister, deux jours durant, à l'audience de l'Inquest à Truro. L'Inquest, cette procédure d'enquête typiquement brittanique, Thierry Lemétayer a tenu à s'y rendre dans l'espoir de savoir peut-être enfin, 15 ans après, la cause de la disparition de son père lors du naufrage du chalutier finistérien en janvier 2004. Cinq marins avaient péri. En juin 2016, après plus de 10 ans d'un feuilleton judiciaire, la justice française avait prononcé un non-lieu.

Deux des marins décédés ayant été retrouvés dans les eaux territoriales anglaises, la justice britannique avait repris l'affaire en 2015, sollicitée par une partie des familles de victimes.
Thierry Lemétayer, seul représentant d'une famille d'une victime à Truro, a apprécié d'avoir été écouté en tant que "Interested Person". Mais, selon lui, il aurait été préférable d'avoir un avocat français parlant bien anglais pour être plus pertinent et être "entendu" lors de cette audience. 

Lors des débats de ce jeudi, il est apparu des différences dans les déclarations des pilotes d'hélicoptère et dans les témoignages des militaires britanniques. Selon Thierry Lemétayer, ces différences ne pourraient être exploitées que par un avocat. Il faudrait que les familles des deux pêcheurs bretons retrouvés noyés dans les eaux britanniques acceptent de se saisir de cette Inquest.
 

Ayant reçu que très tardivement certains documents français nécessitant un gros travail de traduction, le juge coroner anglais avait annoncé mardi que l'Inquest serait ajournée. Vendredi, il a fixé la date de la poursuite des débats à la première semaine de mars 2020.
Thierry Lemétayer retournera donc à Truro en mars, seul ou, il l’espère, avec les autres familles des marins du Bugaled Breizh pour entendre enfin la vérité sur cette affaire.
 

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