Accusé à tort d' "attroupement armé" en marge d'une manifestation des Gilets jaunes, Arthur témoigne

Interpellés de façon préventive près de Paris avant une manifestation des Gilets jaunes, Arthur et un ami ont été poursuivis pour "groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations". Relaxé au terme du procès, Arthur a bien voulu revenir sur ce douloureux épisode judiciaire.
 


L'interpellation s'est déroulée le 8 décembre 2018, tôt dans la matinée, en banlieue parisienne. Ce jour-là, se jouait l’acte IV des Gilets Jaunes. Arthur et Théo (prénom d'emprunt) sont rapidement placés en garde à vue pour "attroupement armé" à quelques heures de la manifestation parisienne.
 

Une pièce de mécanique oubliée dans la voiture

Ce 8 décembre, alors qu'Arthur (29 ans) et son ami Théo (21 ans) sont en voiture à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), ils sont arrêtés pour un contrôle par des policiers. Leur véhicule n’est pas neuf. Le feu stop est récalcitrant et l’intérieur de la voiture est un fatras dans lequel traînent une bombe de peinture et des restes de bricolage. Une biellette de direction oubliée attire particulièrement l’attention des forces de l'ordre qui y voit une barre de fer.

Enmmenés au commissariat, Arthur et Théo sont placés en garde à vue. Ils y resteront le restant de la journée et la nuit suivante. Puis, ils seront déférés devant le parquet de Nanterre le dimanche avant de n'en ressortir que le soir. Ils seront placés sous contrôle judiciaire (obligation de pointer au commissariat toute les semaines), assorti d'une interdiction de paraître en Ile-de-France et d'une convocation pour leur procès le 29 janvier dernier.
 


Arthur a les épaules solides

La menace d’une peine d’emprisonnement avec sursis, et une amende ne font pas vaciller le jeune Breton. Il refuse la prise de photos et l’empreinte ADN, ce qui alourdit sa possible sanction au moment du procès.


Relaxés et indemnisés

À l'issue du procès, Arthur et Théo seront relaxés. Un soulagement pour les deux amis qui, enfin, retrouvent une complète sérénité. La justice les indemnise de 500 euros. Une somme qui ne compense pas les frais d’avocat ni de fourrière mais qui est un geste rare.
 


 
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