Greenpeace épingle Lidl, E.Leclerc et Saupiquet pour leurs boîtes de thon

Certaines marques s'engagent à s'approvisionner auprès de pêcheries durables, d'autres pas du tout. / © JF. Frey PhotoPQRL'Alsace
Certaines marques s'engagent à s'approvisionner auprès de pêcheries durables, d'autres pas du tout. / © JF. Frey PhotoPQRL'Alsace

L'ONG Greenpeace publie depuis trois ans un classement des boîtes de thon les plus dommageables pour les océans. Trois marques refusent encore de s'engager pour une pêche plus durable.

Par M. Thiébaut

C'est l'une des protéines animales les moins chères. "Le thon, le steak de la mer", disait la publicité en 1981. Aujourd'hui, le grand prédateur des océans est menacé de surpêche. Les thons tropicaux: thon jaune, appelé albacore, thon germon et thon bonite, également appelé listao, se retrouvent quotidiennement dans les sandwichs, salades, sushis et caddies des supermarchés.  Ils sont pourtant classés "vulnérables" par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Et sont au cœur des campagnes "océans" de Greenpeace depuis quatre ans. 

Publicité de 1981 pour le thon en boîte (source: Ina)


Super U et Phare d’Eckmühl engagés dans une pêche durable


Pour son 3e classement des marques de thon en boîte, l'ONG a une nouvelle fois distingué comme la plus vertueuse, la conserverie Phare d’Eckmühl, établie à Douarnenez. Super U, qui vend désormais des boîtes de thon pêché à la canne, technique considérée comme la plus durable, se place en 2ème position.

Saupiquet, lanterne rouge avec E. Leclerc et Lidl 


Epinglée, la marque Saupiquet, propriété de la multinationale italienne Bolton Group. En France, il ne reste plus qu'une usine Saupiquet, celle de Quimper. Quant à E. Leclerc et Lidl, ces enseignes ont pour habitude de ne pas répondre aux questions des ONG sur leur approvisionnement. Petit Navire, leader sur le marché français et propriété de Thai Union, a fini par s'engager à renoncer progressivement aux méthodes de pêche les plus destructrices.

Quelles sont les techniques de pêche dénoncées par les associations environnementales ?


La plupart des conserveries s'approvisionne auprès d'immenses bateaux qui pêchent le thon à l'Ouest de l'Afrique et à l'Est, dans l'Océan indien, au large des Seychelles. Les thoniers jettent à la mer des milliers de faux radeaux (dispositifs de concentration de poissons, DCP) , certains équipés de balises GPS. L'ombre portée par les radeaux attirent les thons, qui les perçoivent comme un abris. En outre les DCP attirent les jeunes poissons mais aussi les requins et les tortues. Ce type de pêche ne permet pas de sélectionner le type de poisson recherché, et beaucoup sont rejetés morts.


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