Il y a 40 ans, le FLB faisait exploser une bombe dans une aile du château de Versailles

Publié le Mis à jour le
Écrit par Arthur Conanec avec Séverine Breton

Retour sur une nuit qui, il y a 40 ans, marquait l'histoire du FLB, le  Front de Libération de la Bretagne. Le 26 juin 1978, un engin explosif détruisait une partie du château de Versailles. 
E brezhoneg goude ar lodenn e galleg

 



Ce 26 juin 1978, quand le journal de 20 heures démarre sur Antenne 2, le journaliste breton Patrick Poivre d’Arvor a du mal à cacher son indignation devant la caméra. 

Quelques heures plus tôt, une bombe a explosé au château de Versailles. Tableaux, statues et boiseries sont détruites. Les dégâts se chiffrent en millions de francs.



Depuis plusieurs années, le FLB ( Front de Libération de la Bretagne ) vise les symboles de l’état Français, un état colonial selon l’organisation. Fatigué par les promesses non tenues, certains d’entre eux ont décidé de frapper un grand coup. Deux membres de l’organisation prennent la direction de Paris le 25 juin. Ils se glissent parmi les visiteurs et cachent la matière explosive derrière une statue dans « La galerie des batailles ».

 

27 attentats en moins d'un an

Vers deux heures du matin, la bombe explose. Six heures plus tard, le FLB revendique l’opération par un coup de téléphone. Assez rapidement les arrestations suivent. Il s’agissait du 27ème attentat de l’année perpétré par le FLB. Le commissaire Le Taillanter pistait l’organisation depuis des mois.

 


Au mois de novembre 1978 démarre le procès de Patrick Montauzier et de Lionel Chenevière. Ils avouent les faits mais ne reconnaissent pas la justice française. Ils sont condamnés à 15 ans de prison mais n'en feront que trois. En 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir et libère de nombreux prisonniers politiques corses, basques, guyanais mais également bretons.



Si avec l’attentat de Versailles de nombreuses voix se sont élevées pour s’indigner, le but recherché par le FLB a tout de même porté ses fruits. Les revendications bretonnes ont dés lors été prises un peu plus au sérieux.

 



Daou-ugent bloazh zo en deus tarzhet ur vombezenn e Versailhez



Pa krog ar c’heleier an hini 26 war’n ugent a viz Even emañ fulored-ruz Patrick Poivre D’Arvor. D’eo ket possubl aveit ar c’hazetener Antenne 2 kuzh e sentiment dirak ar c’hamera. Un tamm abretoc’h en deus tarzhet ur vombezenn en ur c’hazel kastell Versailez. Ar freuzoù a zo braz. Delvennoù, salioù ha daolennoù a zo bet distrujet.



Ar FLB a dizh arouezhioù stat Bro c’hall, ur stad trevadennel herveze. Lod anezhe a zo skuizh. Fellout a ra dezhe ober un taol-kaer. An hini 25 a viz Even e ya daou izel Kevrenn Roazhon betek Pariz.



E touez ar welladenerien all en em guzh ar c’hommando. Lakaat a reont an danvez tarzh  a-dreñv un delvenn e-barzh «  La galerie des batailles ». Tro div eur vintin e oa bet klevet trouz an tarzhadenn.



C'hwec’h eur devezhatoc’h e son telefon burev AFP Roazhon. An FLB a sin ar gwal-daol get ur c’hemennadenn. Buan a walc’h e teu an harzhadennoù. Aboe pell e oa komiser Le Taillanter war lec’h an FLB. 
                                               

Ar prosez a heul 5 miz goude. Ar fedoù a zo anzavet gant Patrick Montauzier ha Lionel Chenevière. Koulskoude n’int ket a-du aveit bout barnet gant justis Bro c’hal. An daou zen a zo kondaonet da 15 bloaz en toul-bac’h. Er maez e vehent 3 bloazh goude gant amnisti François Mitterrand.



Nag a vrourez a zo arruet goude met eo bet tizhet paliou ar gwall-daol benn ar fin.

Lakaet e oa bet ar sell war kudennou e breizh.



 
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