Ile de Groix : un documentaire sur l'aventure renversante des "parcabouts"

Le "parcabout", parc d'attraction unique en son genre composé de cordages est né à Groix. Le documentaire "Des bouts de Groix au bout du monde" raconte cette incroyable aventure et le lien social que l'activité a permis de retisser sur l'île. Entretien avec la réalisatrice Maylen Villaverde

Noeuds d'amarrage, noeuds d'arrêt ou encore noeuds à boucle...Enfant, Cédric Chauvaud s'est passionné très vite pour les noeuds sur les quais de Groix. A tel point qu'il décidera de faire carrière dans le matelotage. Pendant 30 ans, il sera l'une des références en la matière dans le monde de la course au large. 

Une histoire de pirate

Et puis un jour, celui que l'on surnomme "Chien noir" du nom de son bateau, petit clin d'oeil à l'île au trésor de Stevenson, décide de changer de cap. Il pose ses bagages sur son île face à Lorient, l'île de Groix. Entouré d'autres groisillons et groisillones, c'est là qu'il va imaginer et mettre au point le premier "Parcabout", un parc d'attraction composé de ponts suspendus et de filets géants uniquement composés de cordage. 

La réalisatrice Maylen Villaverdé a été happée par cette histoire de pirate lorsqu'elle travaillait à Lorient entre 2009 et 2013. Pour le magazine Littoral, elle signe avec Nadjib Sellali le film Des bouts de Groix au bout du monde.  Nous l'avons interrogée sur son désir de film. 

Entretien :

Comment est née l'envie de ce film?

Quand je vivais à Lorient, je prenais très souvent le bateau pour Groix, j'étais fascinée par cet endroit. J'ai entendu parler de Cédric Chauvaud et de son caractère "bourru". J'ai commencé à m'intéresser au lieu et surtout à la communauté qui s'est montée pour fabriquer le premier parcabout sur l'île. Tout est fait de manière artisanale, c'est impressionnant. Petit à petit, des gens ont pu s'installer à Groix ou tout simplement y rester avec un boulot. 

C'est justement ce lien social et le dynamisme générés par cette nouvelle entreprise qui vous ont questionné? 

Oui, exactement. La création de cette activité a permis de dynamiser l'île, cela joue un vrai rôle dans la vie groisillone. Tout est lié, si des jeunes restent bosser, ils peuvent aussi s'installer avec leur famille, il y a plus d'enfants scolarisés sur l'île, et ça c'est vital. Et puis il y a aussi des reconversions parmi les employés, des gens un peu cassés qui ont pu remonter la pente grâce à leur investissement dans la fabrication des Parcabouts. 

Le succès des parcabouts est incroyable, il en existe une cinquantaine désormais dans le monde. Comment Cédric Chauveau et l'ensemble des salariés vivent cette réussite? 

Ils sont très fiers. Cela a pris beaucoup d'ampleur notamment en Asie. Et puis il y a une notion d'équipage qui perdure dans le groupe. L'activité n'est pas simple à organiser, elle n'est pas toujours régulière en fonction des saisons. Il y a parfois des problèmes logistiques pour avoir le matériel nécessaire, et suffisemment de monde sur les "coups de chaud". Mais le concept continue à plaire et l'entreprise Chien Noir reste l'un des plus gros employeurs de l'île. 

Pour voir le film "Des bouts de Groix au bout du monde" réalisé par Maylen Villaverdé et Nadjib Sellali- coproduction bleu Iroise-, c'est ici: 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
loisirs sorties et loisirs mer nature documentaires culture