Ille-et-Vilaine : les escapes games attaquent. Ils contestent la fermeture complète de leurs établissements

Vendredi 23 octobre, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a décidé de fermer totalement les escape-game. Plusieurs responsables s’apprêtent à déposer un référé pour faire annuler cette décision.
 

L'escape game, Brain, à Rennes. Avec plusieurs de ses confrères, il conteste la décision de la préfecture de fermer totalement ces établissements.
L'escape game, Brain, à Rennes. Avec plusieurs de ses confrères, il conteste la décision de la préfecture de fermer totalement ces établissements. © Alexandre Pouessel
Sonnée ! Audrey Corbet, co-propriétaire de l’escape game "Brain", à Rennes, ne comprend pas la décision de la préfecture d’Ille-et-Vilaine de fermer tous les établissements de ce type pendant au moins trois semaines. Tombé ce vendredi 23 octobre, l’arrêté de la préfecture va être attaqué en référé par plusieurs exploitants de ces salles de loisirs.
"Nous avons un protocole sanitaire très strict dans nos structures, précise Audrey Corbet. Les gens viennent par groupe de six maximum, ne croisent personne, portent des masques en permanence, ont du gel hydroalcoolique à disposition. Les réservations et le paiement se font à l’avance et les salles de jeu sont désinfectées entre chaque groupe de clients."
 

Fermeture totale : la préfecture va plus loin que les exigences gouvernementales


Si elle comprend la décision du couvre-feu et de la fermeture à 21h imposés par le gouvernement, la patronne de "Brain" ne saisit pas la décision préfectorale d’aller encore plus loin et d’imposer une fermeture totale des salles de jeu comme la sienne. " Les joueurs sont plus en sécurité chez nous que dans un supermarché, un cinéma, un musée ou un restaurant ", enchérit-elle.

Après une fermeture de près de trois mois, du 15 mars au 2 juin 2020, les propriétaires craignent de ne pas pouvoir surmonter un nouvel arrêt de leur activité économique. Alors pour sauver le chiffre d’affaires des vacances de Toussaint et des week-ends (40% du chiffre d’affaires), la réponse ne se fera pas attendre. Dès la semaine prochaine, un référé sera déposé par les patrons de salles pour casser la décision préfectorale.
 
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