Météo : les agriculteurs bretons malheureux... comme une moisson dans l'eau

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Écrit par Séverine Breton .

Les jours de pluie succèdent aux jours de mauvais temps. C'est pas bon pour le moral, et ça ne l'est pas non plus pour les cultures ! Les agriculteurs ne cachent plus leurs inquiétudes.

Le ciel est bas et lourd. Le thermomètre a du mal à atteindre 15 degrés. "Moissonner en novembre, c'est pas top," ironisent les agriculteurs sur les réseaux sociaux... 

Des records de pluie

"Ce n'est pas compliqué, explique Steven Tual de Météo Bretagne, depuis que les relevés météo existent (depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, tout de même), on n'avait jamais vu autant d'eau tomber du ciel. 134 mm de pluie à Rennes en juin, (contre 47 mm en moyenne), trois fois plus de pluie, c 'est du jamais vu ! Quant aux températures de ce mois de juillet, ajoute-t-il, elles sont trois degrés en dessous des températures habituelles". Vous avez toujours le moral ? Vous pouvez poursuivre la lecture ! 

Des conséquences possibles sur les céréales

Les moissonneuses batteuses s'impatientent. Impossible d'entrer dans les parcelles avec une météo pareille. "Pour l'instant, explique Jean-René Meunier, président de la section productions végétales à la FDSEA d'Ille-et-Vilaine, on n'a pas eu trop de casse." Mais les récoltes vont être compliquées.

Dans certains champs, le blé et l'orge ont versé. Les céréales se sont couchées sous l'action de la pluie et du vent. "Evidemment, dans ces cas là, elles s'abîment. Et comme l'atmophère est humide, les mauvaises herbes poussent à toute vitesse, nos champs se "salissent". Dans certaines régions, le blé, déjà mûr, a redémarré un nouveau cycle. Les grains germent sur pied, raconte l'agriculteur. Il ne faut pas que ça nous arrive ! "

Ici et là, pour faire contre mauvaise fortune, bon coeur, des céréaliers ont préparé des chorégraphies. Des danses pour chasser la pluie et les nuages. 

Pour les légumes, c'est bientôt cuit ! 


C'est chez les producteurs de légumes de plein champ que l'inquiétude est la plus vive. Depuis des jours et des jours, il est impossible, malgré les chansons, d'aller planter des choux. Plusieurs centaines d'hectares de haricots verts n'ont pas été semés et ne pourront bientôt plus l'être. "Et si tout le monde les met en terre en même temps, ils seront tous à cueillir au même moment, et les usines ne pourront pas les traiter" s'inquiète Jean-René Meunier.  

Quant aux petits pois, pour être verts, ils sont verts. "Ils s'abîment sous l'eau, et on ne sait pas quoi faire," soupire le producteur.

Heureusement, les prévionnistes météo annoncent enfin l'arrivée de l'été dans les heures qui viennent... mercredi 14 juillet, la Bretagne pourrait connaître un feu d'artifice de moissons ! 

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