Près de Rennes, un maire porte plainte après avoir été frappé par un membre d’un cirque. Son conseil municipal dénonce une escalade de la violence envers les élus

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Écrit par La rédaction

A La Bouëxière, le maire a porté plainte après avoir été frappé par un membre d’un cirque qui voulait s’installer sans autorisation sur un terrain municipal. L'élu est en arrêt pour 5 jours. Son conseil municipal fustige une escalade de la violence.

Ce lundi soir, les élus de la Bouëxière près de Rennes ont abrégé le Conseil municipal pour manifester leur soutien au maire et sa première adjointe.

Les faits remontent au dimanche 12 juin. "J’achevais ma permanence pour les élections, explique Stéphane Piquet, quand à 10h30, j’ai été appelé par un habitant qui m’indiquait qu’un cirque était arrivé au terrain de la Tannerie".   

L’élu raconte s’être déplacé avec sa première adjointe. Les membres du cirque lui auraient alors expliqué avoir obtenu l’autorisation de s’installer par un agriculteur du secteur.  

Des coups

"Le terrain appartient à la commune, souligne le maire. Je leur ai dit qu’ils ne pouvaient pas rester là, qu’il n’y avait ni eau, ni électricité, ni toilettes, et le ton est monté. Je demande leur nom, ils me répondent Dupond. Mon adjointe sourit parce qu’ils se fichent de nous, et là, un homme me crache dessus. Je m’essuie avec un vêtement à proximité et je me prends un coup monumental par derrière, dans le cou, une grande tarte. J’ai été sonné".  

"On est parti sous les quolibets, j’ai du lâcher des noms d’oiseaux. On a appelé la gendarmerie, avec qui on est revenu. Et les membres du cirque ont alors expliqué que c’est nous qui leur avions craché dessus. On marche sur la tête.".  

Enquête en cours

Le maire de la Bouëxière et son adjointe ont porté plainte, l'une des membres du cirque également. Une enquête est en cours "afin de préciser les circonstances des faits", précise le parquet de Rennes  

Les deux élus de La Bouëxière sont en arrêt de travail. Elu depuis 2008, le maire indique avoir déjà été confronté à des "engueulades", mais n'avoir jamais jusqu'ici subi de coups. Son adjointe Aline Guilbert, infirmière de métier, se dit ébranlée par la violence des faits. 

Dans un communiqué, le conseil municipal de la Bouëxière a dénoncé une "situation malheureusement représentative de la montée en puissance des violences dans la société et notamment à l’égard des élus locaux et des représentants de la République. Cette escalade de la violence verbale et physique sur tout sujet abîme la démocratie."