Deux maires costarmoricains victimes de menaces de mort par téléphone parce qu'ils soutiennent Emmanuel Macron

Publié le Mis à jour le
Écrit par Loeiza Larvor
Les deux élus ont déposé plainte.
Les deux élus ont déposé plainte. © Geoffroy Van Der Hasselt / AFP

Les menaces à l'encontre des élus se multiplient en Bretagne et en France. Ce lundi 3 janvier, deux maires costarmoricains, Cyril Jobic et Gervais Egault ont été victimes de menaces de mort par téléphone. Ils ont déposé plainte.

Il y a trois semaines ils apportaient leur soutien à la potentielle candidature pour un second mandat du président Emmanuel Macron. Aujourd'hui, ce lundi 3 janvier, Cyril Jobic, maire de Calanhel et Gervais Egault, maire de Louannec, ont reçu des menaces de mort par téléphone.

Une voix qui semble trafiquée et robotique, indique dans ces messages : "Vous qui constituez le premier comité de soutien à Emmanuel Macron, sachez que les décisions gouvernementales sont catastrophiques, les prises de décision concernant les vaccins, la vaccinations des enfants. Il y a des morts. Je conseille fortement à votre maire de faire attention à ses arrières. Une voiture, une maison peut vite brûler. Nous savons où il habite. Vous êtes à l'abri nulle part". Le message conclut par un : "la résistance française, action de libération".

Des messages envoyés depuis l'étranger ?

Les deux élus ont déposé plaintes. Selon un autre élu d'une commune du département, les premiers éléments de l'enquête indiqueraient que les messages aient été envoyés depuis des ordinateurs à l'étranger. 

Cyril Jobic confirme avoir été "destinataire de menaces en tant que maire soutenant la candidature d'Emmanuel Macron, cependant l'enquête m'empêche d'en dire davantage à ce stade", a-t-il indiqué. 

Des élus de plus en plus menacés

Déjà depuis plusieurs semaines, les élus, notamment ceux soutenant le Président de la République, sont la cible de menaces en tout genre. Sur RTL, Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, estimait : "ces violences ne sont plus supportables". Et d'ajouter : "Les violences sont inadmissibles d'une manière générale dans une société démocratique mais envers les dépositaires de l'autorité publique, tout cela n'est plus supportable, même si tout le monde est à cran du fait des deux années que nous venons de vivre".

Selon Le Télégramme, le député Erwan Balanant a déposé plainte après Noël. Il se plaint d'avoir reçu des menaces de mort par mail. "C’est une drôle de conception de la démocratie… C’est simplement lamentable !", indiquait-il aux confrères du Télégramme. De son côté, le député rennais Florian Bachelier a porté plainte 24 fois pour menaces de mort selon Ouest-France. 

Des élus ciblés partout en France

Ces phénomènes existent partout en France, notamment à l'encontre des élus LREM ou soutenant le gouvernement. Début décembre, un maire normand a vu son garage incendié et a été menacé de mort pour ces raisons.

Plus récemment, le 29 décembre c'est un député de l'Oise, Pascal Bois qui a été la cible de menaces chez lui. Sa voiture a été incendiée. 

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