Affaire Babacar Gueye. 7 ans après la mort du jeune homme, sa famille demande toujours justice

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Dans la nuit du 2 au 3 décembre 2015, Babacar Gueye perdait la vie après avoir reçu plusieurs balles de la part d'un policier. Sa famille se bat depuis sept ans pour demander la justice.

Cela fait déjà 7 ans, mais la famille de Babacar Gueye continue de se poser des questions. Une dizaine de personnes s'est rassemblée, le 3 décembre 2022, dans le quartier Maurepas, pour lui rendre hommage.

Une marche a ensuite été organisée à Rennes par le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye, qui a rassemblé elle une centaine de personnes.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, le sénégalais de 27 ans est pris d'une crise d'angoisse, et commence à se mutiler avec un couteau.

5 coups de feu sur Babacar Gueye

Des policiers de la Brigade anti criminalité interviennent alors dans l'appartement où vivait Babacar Gueye, dans un immeuble de la rue Guy Mopertz, dans le quartier de Maurepas, à Rennes.

Pendant l'intervention, les policiers tirent à 5 reprises sur le sénégalais, qui brandissait un couteau dans le couloir de l'immeuble.

Des manifestations sont organisées dans les jours qui suivent par la famille de Babacar Gueye. Le 7 décembre 2015, près de 500 personnes défilent pour demander une réponse de la justice en dénonçant "les abus de la police".

Une enquête est ouverte par le parquet pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique". Quelques mois plus tard, la police judiciaire et l'IGPN concluent que le policier a agi en légitime défense.

Deux non-lieux en 2021 et en 2022

Après plusieurs années de procès, le procureur de la République requiert un premier non-lieu le 12 février 2021, une décision qui sera réaffirmée au mois de juillet 2022, avec un second non-lieu en faveur du policier. Le Parquet de Rennes estimant qu'il avait agi en légitime défense.

Une décision que conteste la famille de Babacar Gueye  qui décrit cette journée comme "Une journée de lutte contre les violences et le racisme de l'état, de ses forces de "l'ordre", de sa justice, de ses prisons et ses centres de rétention."

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