JO de Tokyo 2021. Qui est Clarisse Abgegnenou, la judokate rennaise qui portera le drapeau français ?

La judokate Clarisse Agbegnenou a été choisie pour être porte-drapeau de la délégation française à Tokyo avec le gymnaste Samir Aït Saïd. Le 23 juillet, la rennaise mènera donc les athlètes français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. Avant d'aller chercher l'or sur le tatami ?
Clarisse Agbegnenou, championne du monde pour la cinquième fois en juin à Budapest, se battra pour l'or olympique à Tokyo. Elle sera porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture le 23 juillet.
Clarisse Agbegnenou, championne du monde pour la cinquième fois en juin à Budapest, se battra pour l'or olympique à Tokyo. Elle sera porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture le 23 juillet. © Attila KISBENEDEK / AFP

Un judoka passe donc le drapeau à une judokate et un gymnaste. Cinq ans après Teddy Riner, la rennaise Clarisse Agbegnenou a été choisie parmi douze sportifs français pour porter le drapeau tricolore aux cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques de Tokyo, cet été. Elle formera un binôme avec Samir Aït Saïd, gravement blessé lors d'une épreuve de gymnastique aux Jeux de Rio.

La réaction de la sportive rennaise était très enthousiaste, lundi 5 juillet : "Pour plein d’athlètes, c’est déjà compliqué d’aller aux Jeux olympiques, or, pour être porte-drapeau, il faut déjà avoir fait les JO. Je suis très honorée car, en équipe de France, il y a pas mal de pépites."

A l'issue de cette désignation par des représentants des délégations olympiques, la judokate de 28 ans posait avec son partenaire et les deux porte-drapeaux des Jeux paralympiques de Tokyo, Sandrine Martinet, également judokate, et Stéphane Houdet, comme le montre ce reportage de Tout le Sport. 

 

Née à Rennes en 1992

Clarisse Agbegnenou est née le 25 octobre 1992, à Rennes, mais c'est à Asnière qu'elle découvre le judo, avant d'intégrer, à 14 ans, le pôle France d'Orléans. Dans un portrait que lui consacrait les Echos en juin, ses proches racontent qu'elle "mourait d'ennui à l'école et pensait plus à se bagarrer à la récré qu'à travailler en classe. « C'est une vraie battante », se plaît à rappeler son père, né au Togo, véto de formation devenu ingénieur, qui l'a obligée à décrocher le bac malgré ses exploits sur les tatamis."

Depuis, la judokate a presque tout gagné en moins de 63 kg (poids mi-moyens) : en juin dernier, elle remportait les championnats du monde de Budapest. Sa cinquième couronne mondiale. Une performance soulignée dans l'article que le journal Le Monde consacre aux deux porte-drapeaux"Clarisse Agbegnenou est plus gros palmarès du judo hexagonal au féminin, et a remporté l’argent à Rio."

Parfois comparée à son camarade masculin Teddy Riner, la judokate a également remporté l'Open de Doha en début d'année, face aux meilleures mondiales, qu'elle retrouvera sur les tatamis de Tokyo.

Très déçue du report des J.O l'an dernier à cause de la pandémie, Clarisse Agbegnenou est motivée comme jamais pour aller cherche la médaille qui lui manque : "J'ai beaucoup pleuré, j'avais besoin d'être seule. L'année dernière, j'étais sûre à 100% de gagner les Jeux", racontait-elle dans un portrait que lui consacrait LCI.

Le 28 juillet prochain à Tokyo, Clarisse a donc rendez-vous avec son rêve : devenir championne olympique. Quelques jours plus tôt, elle aura porté le drapeau tricolore devant les 2 milliards de téléspectateurs qui suivent habituellement la cérémonie d'ouverture des Jeux.

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