Jour de manifestations à Rennes : revendications multiples et affrontements

1500 personnes se sont rassemblées à Rennes pour l'emploi et les salaires. Une marche contre la loi "Sécurité globale" - interdite par la Préfecture - a ensuite été bloquée par les forces de l'ordre générant des affrontements. Sans gravité selon les pouvoirs publics. 
Un rassemblement pour l'emploi et les salaires suivi d'une marche contre la loi "Sécurité globale" ont rassemblé environ 1500 manifestants à Rennes
Un rassemblement pour l'emploi et les salaires suivi d'une marche contre la loi "Sécurité globale" ont rassemblé environ 1500 manifestants à Rennes © Bruno Van Wassenhove
D'abord c'est un premier rassemblement place Charles de Gaulle à Rennes contre la précarité, les licenciements, à l'appel de plusieurs syndicats: Force Ouvrière, la CGT mais aussi des syndicats étudiants.

En fin de matinée, ils sont plus d'un millier de manifestants à revendiquer une vie meilleure, le droit à l'emploi et des salaires décents. Ils revendiquent un SMIC à 1800 euros et la liberté de pouvoir gagner leur vie, toutes générations confondues, mais c'est surtout la situation des jeunes qui inquiète. 

" Le prétexte est formidable. On distille le virus de la peur. On nous dit, ne vous rassemblez pas, surtout soyez invisibles, inaudibles. Ne dîtes rien. Fermez-là. Et puis nous on va décider pour vous des jours heureux. Mais les jours heureux sont des jours malheureux. Sans espoir pour les salariés, les jeunes..." Fabrice Le Restif Secrétaire du syndicat FO 35
 
Rassemblement à l'appel des syndicats pour l'emploi et les salaires
Rassemblement à l'appel des syndicats pour l'emploi et les salaires © Bruno Van Wassenhove


"Nous on considère que c'est une véritable guerre contre le salariat qui est menée pendant la crise sanitaire. C'est d'autant plus choquant que c'est une période difficile, anxiogène, et le gouvernement profite de cette crise sanitaire qui a bon dos, pour faire passer tout un tas de choses y compris une partie de la réforme sur les retraites" Dominique Besson Secrétaire syndicat CGT 35 
 

La manifestation interdite par la préfecture

Vers 12h15, la moitié des troupes se disperse tandis que plusieurs centaines de manifestants rejoignent "la marche des libertés" acte III. L'Union pirate et d'autres syndicats étudiants ( FSE Rennes et Solidaires Etudiants) avaient appelé sur les réseaux sociaux à marcher contre la loi "Sécurité globale" et les "violences policières".
Une manifestation interdite par la Préfecture d'Ille-et-Vilaine qui avait prévenu vouloir éviter tout débordement. Histoire de ne pas revivre le même scénario chaotique que samedi dernier. 

La marche a donc tourné court, bloquée à chaque rue par un important dispositif policier.   

Des heurts avant dispersion

Des heurts ont opposé pendant deux heures les jeunes manifestants et les forces de police. Projectiles et tirs de mortiers d'artifice. Sans faire de blessés. 

Vers 15h, la manifestation s'est dispersée. Aucun dégât, aucune interpellation ne sont à déplorer selon la Préfecture d'Ille-et-Vilaine. 

 
 
 
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