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Marine Le Pen privée de meeting à Rennes

Dans le cadre des élections européennes du 25 mai, Marine Le Pen avait prévu de tenir un meeting le dimanche 27 avril au Parc des Expositions de Rennes. Le Parc-expo a refusé, pour des raisons de sécurité.
Marine Le Pen devant la presse avec Gilles Pennelle, secrétaire 35 du FN et candidat aux municipales de Fougères.
Marine Le Pen devant la presse avec Gilles Pennelle, secrétaire 35 du FN et candidat aux municipales de Fougères. © Isabelle Rettig
Pour les élections européennes du 25 mai prochain, Marine Le Pen doit tenir un meeting dans chaque grande région. Pour le lancement de la campagne dans la région Grand Ouest, la présidente du Front National avait choisit Rennes et devait s’exprimer le dimanche 27 avril au Parc des Expositions.

Refus pour raisons de sécurité

Selon Gilles Pennelle, Secrétaire Départemental du Front National d’Ille-et-Vilaine, le Parc -Expo contacté il y a trois jours, a confirmé oralement la disponibilité du hall 8, d’une capacité d’accueil de 4 000 places. Sauf que mercredi, la direction du parc Expo a finalement décidé d’en refuser la location au Front National, pour des raisons de sécurité.

Contacté, Bernard le Gall, le directeur du Parc-Expo a confirmé qu'en tant que société privée et selon son règlement général, "il se réserve le droit de refuser une location pour toute manifestation susceptible de troubler l'ordre public". Et d'ajouter "Au vu des heurts ayant engendrés des vitrines cassés, voiture incendié, lors du meeting du 8 février dernier, nous ne pouvons risquer de tels débordements sur notre site". "En cas de casse, tous les travaux seraient à notre charge".

Le 8 février dernier, une réunion publique du FN à la salle de la Cité avait dégénéré. Des affrontements avaient eu lieu à l'extérieur avec des vitrines brisées et des voitures, incendiées dans le centre-ville de Rennes.

Le FN y voit des pressions politiques

Gilles Pennelle voit dans cette décision "des pressions politiques" et une "résolution dangereuse pour les libertés publiques en général, et l'expression du pluralisme politique en particulier". Des accusations que le directeur du Parc-Expo réfute totalement.

Le Front National s'indigne aussi sur les conséquences d'une telle décision : "Ainsi, pour avoir été la cible d'activistes de la gauche radicale la plus violente le 8 février dernier à Rennes, le Front National et ses milliers de sympathisants et d’électeurs n'auraient plus le droit de s'exprimer dans une salle rennaise".


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