Nouveau squat pour les migrants à Rennes : un dialogue entamé avec la mairie

Une maison sur trois étages appartenant à la ville de Rennes abrite désormais une cinquantaine de migrants / © E. Maillard - France Télévisions
Une maison sur trois étages appartenant à la ville de Rennes abrite désormais une cinquantaine de migrants / © E. Maillard - France Télévisions

Un nouveau squat a été ouvert à Rennes, une solution d'hébergement en urgence pour une cinquantaine de migrants. Accompagnés par des associations, ces personnes ont rencontré la mairie qui fait le lien avec le centre hospitalier Guillaume Régnier en charge du site. 

Par E.C


"La mairie ne demande pas l'évacuation du squat". Les associations ainsi que les personnes qu'elles accompagnent sont soulagées. Ce mardi 25 février, tous ont rencontré un élu de Rennes, à la suite de leur installation dans une propriété appartenant à la ville.  

La mairie de Rennes précise que "Ce bâtiment est mis à la disposition du Centre Hospitalier Guillaume Régnier depuis 5 ans, dans le cadre d’une convention. Cette convention précise que le CHGR, qui en est le gestionnaire, doit s’assurer de la sécurisation du site." 

Selon les associations, ce prêt d'usage avec le centre hospitalier Guillaume Régnier court jusqu'au 15 décembre prochain. Il serait amené à être rompu dans les semaines qui viennent. Pendant ce temps de latence, la mairie doit demander au centre hospitalier, de rétablir l'électricité, l'eau et le chauffage. Dans un communiqué, la mairie confirme que : "Les services de la Ville de Rennes vont prendre contact avec les équipes du CHGR, responsable des lieux, pour évoquer les questions urgentes (eau, électricité, chauffage, sécurité du site)."

Un projet immobilier est envisagé sur ce site. Une zone d'aménagement concerté (ZAC) dont les travaux pourraient démarrer fin 2020. "Cela nous laisse dix mois", résume Mariken, du groupe Logement du 14 octobre qui soutient les migrants. 

Contacté, le centre Guillaume Régnier ne souhaite pas communiquer. 


Un nouveau centre d'hébergement d'urgence 


La Ville de Rennes annonce qu'au printemps 2020, un nouveau centre d'hébergement d'urgence, avec une capacité d'une centaine de places, sera ouvert sur le site d'Estrémadure. Son financement sera assuré par la Ville et Rennes Métropole. 

Elle précise : "La Ville de Rennes participe activement à l'hébergement des personnes migrantes, depuis de nombreuses années, afin de compenser la saturation des dispositifs de l'État, dont c'est pourtant la compétence. Chaque soir, ce sont ainsi plus de 900 personnes (familles avec enfants mineurs) qui sont mises à l'abri directement ou indirectement par la Ville." 


L'ouverture de ce nouveau squat condamnée


Emeric Salmon, conseiller régionale du Rassemblement national condamne, dans un communiqué, l'ouverture de ce nouveau squat. "Les Rennais, déjà éprouvés chaque jour par la délinquance des "mineurs" étrangers, n'ont pas à subir la folle politique d’immigration et l’appel d’air encouragés par des associations gauchistes subventionnées, par la Mairie écolo-socialiste de Rennes et par le gouvernement macroniste qui ne cessent de se renvoyer la balle. La Préfecture de Bretagne le dit elle-même, Rennes est confrontée à une forte pression migratoire d’immigrés venus pour des raisons économiques." 

Selon lui : "Près de 1000 clandestins sont déjà pris en charge par la Ville de Rennes. Rien que pour les nuitées d’hôtels, la facture pour les Rennais s’élève à plus d’1 million d’euros auquel il faut rajouter les 25 millions d’euros dépensés chaque année par le Département d’Ille-et-Vilaine pour la prise en charge intégrale des migrants pseudos "mineurs". Certains d’entre eux, logés dans la caserne Guillaudot entre la place Hoche et le Thabor, sont d’ailleurs à l’origine de nuisances quotidiennes qui exaspèrent les riverains."

 

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