Réforme des retraites. Le monde de la culture appelle à fermer cinéma, musées, lieux de spectacle et de création

Les professionnels de la culture rennais se sont réunis ce mardi 22 mars en assemblée générale au Théâtre National de Bretagne. À la sortie, un communiqué indique : "nous appelons nos secteurs à rejoindre la mobilisation par la grève et la fermeture des lieux culturels". Vers 10 h 30 ce 23 mars environ 120 personnes rassemblées derrière le TNB sont parties pour rejoindre la manifestation à Rennes.

Une AG à la veille de l'acte 9 de l'opposition à la réforme des retraites, ce mercredi 22 mars, appelle à fermer les lieux culturels rennais. Une façon de durcir le mouvement de protestation contre la réforme des retraites.

Cette assemblée générale des professionnels de la culture de Rennes rassemblait des membres du Théâtre National de Bretagne, des Ateliers du Vent, de l'Antipode, du Triangle, de l'Opéra, de l'Université Rennes 2, du cinéma Arvor, de Comptoir du Doc, et des indépendants. 

L'Assemblée Générale rennaise soutient le mouvement interprofessionnel et appelle à son amplification.

"Aujourd'hui c'est pour des raisons de sécurité que le TNB est fermé, pas par soutien, précise Myriam, salariée au TNB, mais ça a un poids symboliquement la fermeture des lieux culturels. "

"Je défends à titre personnel l'idée que nos structures culturelles sont des outils collectifs d'émancipation pour tous et toutes et que leur fermeture n'est jamais une fin en soi, ajoute Thibaut Mazière, représentant de la section syndicale Synptac-CGT au cinéma du TNB, mais que nous l'envisagerons jusqu'au retrait de la réforme si nécessaire. L'arrêt collectif du travail permet d'ouvrir un espace de dialogue et de débat démocratique nécessaire qui est trop rare dans les entreprises, en particulier dans nos secteurs, alors que le gouvernement méprise toute forme de représentation,  mouvement social, syndicats, parlement."

Un cortège s'est formé vers 10h30 ce jeudi 23 mars pour rejoindre la manifestation dans les rues de Rennes.

Marina, productrice musicale et disquaire en fait partie. "On n'ouvre pas aujourd'hui, on ne vendra pas de disques, mais tout le monde doit agir, affirme-t-elle avec conviction".

Une nouvelle assemblée générale doit se réunir à l'issue du défilé. Elle décidera peut-être d'actions pour obtenir la fermeture de certaines salles, même si cette solution n'est pas la seule pour agir selon Eric Gouzannet.

Le directeur de L'Arvor réfléchit à voix haute.

"Fermer c'est peut-être se tirer une balle dans le pied (le Covid a laissé des traces ndlr). Par contre des projections pour alimenter des caisses de grève, amener le débat par des films, pourquoi pas." 

Aujourd'hui tout le monde est en grève dans ce cinéma rennais.

 Ailleurs en Bretagne

Des actions similaires existent ailleurs en Bretagne. C'est le cas au Carré Magique de Lannion par exemple, qui "rejoint le mouvement national".

À Guingamp, c'est la grève d'une partie du personnel qui provoque l'annulation du spectacle "Fin et suite" au théâtre du Champ-au-roi.

 

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