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Rennes : les nouvelles ondes 4G du métro dans le viseur

© DAMIEN MEYER / AFP
© DAMIEN MEYER / AFP

Installé depuis le 1er octobre, le réseau 3G/4G dans le métro rennais suscite déjà des oppositions. Les élus écologistes de la métropole souhaitent son démantèlement de suite : ils accusent les antennes de diffuser un signal électromagnétique trop fort vis-à-vis de la santé humaine.

Par Corentin Bélard

Choisir entre santé ou confort numérique ? 
C'est le dilemme qu'annoncent les écologistes de la Métropole de Rennes. Ils assurent que les nouvelles antennes diffusant des ondes 4G dans le métro de Rennes sont dangereuses pour la santé.

Ils estiment dans un communiqué que "les objectifs fixés dans la délibération votée en conseil métropolitain mentionnaient « un niveau de champ d’exposition médian inférieur à 0,3 Volts par mètres (V/m), inférieur à 1V/m dans 99% des cas et n’excédant pas 3 V/m » alors qu'aucune mesure n'est à ce jour inférieure à 1 V/m, que ce soit dans les rames ou dans les stations."

Pour les détracteurs du réseau 4G, le principal risque n'est pas tant pour la biologie d'un corps humain, mais concerne plutôt les composants électroniques nécessaires à celle-ci, tels les pacemakers ou les pompes à insuline. 
 

 

Un danger relatif 

Les taux relevés par l'étude restent en-deçà de la norme en vigueur en France. La loi recommande de ne pas dépasser des seuils variant entre 28V/m à 61V/m.
La métropole de Rennes avait imposé à l'opérateur TDF qui a mis en place le réseau de ne pas dépasser les 3V/m dans les rames ou les stations. Par comparaison, la RATP a instauré un seuil à 5V/m dans le métro parisien.

Toutefois, sur les treize stations du métro rennais, neuf affichent des taux qui dépassent cette réglementation. Les stations "Kennedy" et "Villejean Université" dépassent elles les 10V/m.
Selon la collectivité, l'opérateur TDF réalise actuellement des travaux pour que les signaux respectent les 3V/m dans l'ensemble du réseau.
 

Les taux élevés vont être régulés

"Une campagne de mesures a été réalisée en conditions réelles d'exploitation, par un laboratoire agrée, du 1er au 9 octobre, rassure Rennes Métropole dans un communiqué. Il ressort que le niveau d'exposition aux champs électromagnétiques est en moyenne en-deçà du plafond de 3 volts par mètre sur un trajet (d'un terminus à l'autre de la ligne) : la puissance moyenne mesurée en rame est de 1,22 V/m."

Une première intervention dans les stations "Kennedy" et "Villejean Université", les plus exposées, ont ramené les taux à 1,5 V/m et 5.9V/m respectivement.

En terme de santé, elle répond aux inquiétudes des écologistes en assurant que les usagers restent en moyenne seulement 6 minutes dans le réseau. Ce qui induit un risque moindre pour les porteurs de pacemakers qui subissent certainement une exposition plus forte chez eux.


Si les inquiétudes sur la santé publique sont légitimes, pas sûr que les usagers du métro seraient prêts à laisser tomber la connexion haut-débit.

 

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