Rennes: sommes-nous trop exposés aux ondes 4G dans le métro ?

Le réseau de la station République a été testé par l'association. / © DR
Le réseau de la station République a été testé par l'association. / © DR

Installé depuis le 1er octobre 2018, le réseau 3G/4G est dans le viseur de l'association AlterOndes35. Suite à des mesures, elle met en cause l'exposition aux ondes électro-magnétiques provoquée par le réseau. La Métropole dénonce des chiffres surévalués.

Par C.B.


Les ondes dans le métro rennais seraient-elle néfastes à notre santé ? C'est la question que soulève AlterOndes35. L'association milite "contre la prolifération et l'exposition des populations aux ondes électromagnétiques". 

Elle met en cause la STAR et la métropole dans l'exposition des voyageurs aux ondes, qui serait trop importante. Déjà, lors de sa mise en place, le réseau était la cible des élus écologistes de la métropole.
 
 

Des mesures indépendantes

Pour étayer ses craintes, AlterOndes35 a fait réaliser des mesures indépendantes dans les rames. Effectuées par le CRIIREM (Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques), ces analyses montrent que les taux se révèlent supérieurs à ceux que la métropole s'engageait à respecter lors d'une délibération du 20 octobre 2016. 

Il y a trois ans, la métropole avait annoncé "un niveau de champ d’exposition médian inférieur à 0,3 Volts par mètres (V/m), inférieur à 1V/m dans 99% des cas et n’excédant pas 3 V/m ".

Cependant, les mesures réalisées par l'association en juin 2019 entre deux stations que sont "Gare" et "République" montrent que ces taux sont largements dépassés :
  • Sation Gare : 5,8 V/m dans le sens Poterie et 4,9 V/m dans le sens Kennedy
  • Station République : 6,9 V/m dans le sens Kennedy
L'association déclare également que les ondes peuvent provoquer "des risques sanitaires indéniables." Notamment chez les porteurs d'appareil médicaux (pace makers, pompes à insuline...) tout comme pour les femmes enceintes et les enfants.

AlterOndes35 demande donc "la suspension immédiate de la téléphonie mobile 3G/4G dans le métro de Rennes et l’application du principe de précaution".

Des chiffres surévalués


Selon Rennes Métropole, ces mesures sont contestables car elles n'ont pas été effectuées par un centre de recherche, la Criirem (Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électro magnétiques non ionisants), qui n'est pas agrée par le Comité français d'accréditation, et que son protocole n'est pas reconnu par l'Agence nationale des fréquences radio.

"Le 24 septembre 2019, TDF a procédé, selon le même protocole, à des mesures dans les 13 stations de la ligne A. Les résultats sont conformes aux objectifs contractuels :
- Gares : 2,3 V/m
- République : 2,4 V/m
- Émission maximum parmi les 13 stations : 2,6 V/m Les mesures sont donc toutes inférieures à 3V/m
" indique le servicde de presse de Rennes Metropole, qui précise que de nouvelles mesures sont prévues en fin d'année.





 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus