Suite à la manifestation nocturne de policiers de Rennes, Gérald Darmanin réclame des sanctions

Après la manifestation de policiers, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi 17 au vendredi 18 décembre, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, "a demandé un rapport au DGPN (directeur général de la police nationale) et que des sanctions soient prises".
 

© MaxxPPP/ Alexandre MARCHI

Voitures de service, sirènes hurlantes et gyrophares allumés, les policiers rennais qui ont manifesté la nuit dernière ne sont pas passés inaperçus. Ils se sont rendus devant la préfecture et sous les fenêtres de la maire de Rennes. Vers 23 h, pendant une quinzaine de minutes, ils ont fait résonner leurs sirènes. Les fonctionnaires présents réclamaient une amélioration de leurs conditions de travail.

Des actions qui créent la polémique

Ce vendredi soir, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin demande un rapport au DGPN (directeur général de la police nationale). Il réclame aussi que "des sanctions soient prises".

Dans un communiqué publié dès ce matin, Nathalie Appéré a vivement dénoncé "des méthodes d'intimidation, qui ne sont pas admissibles". La méthode de cette action "coup de poing" a aussi été condamnée par presque tous les groupes politiques de Rennes.

Seul le Rassemblement national, par la voix de Gilles Pennelle, présent cette nuit approuve cette manifestation. 

De leurs côtés, les commissaires dénoncent également cette action et parlent de "manifestations sauvages".


Les syndicats de policiers ne s'associent pas au mouvement et parlent d'actions spontanées.Le Syndicat Alliance interpellé par la maire de Rennes, dans son communiqué, nie toute implication. Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police 35, assure qu'il a appris cette action par la presse. 

Manifestation de policiers à Rennes : le syndicat Alliance nie toute implication

 

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