Trans Musicales : seuls certains secteurs profitent des retombées à Rennes

Aux Trans Musicales, les festivaliers choisissent de plus en plus la restauration rapide. / © Marion Bornaz
Aux Trans Musicales, les festivaliers choisissent de plus en plus la restauration rapide. / © Marion Bornaz

Le 6 décembre le top départ de la 39e édition des Trans Musicales a été donné. Jusqu’à dimanche 10 décembre, c’est plus de 60 000 festivaliers qui vont déambuler dans les rues de Rennes. Cet afflux de personnes profite-il aux commerces rennais ?

Par Alicia Foricher

Ils sont des milliers à affluer depuis quelques jours à Rennes pour assister aux concerts de la 39e édition des Rencontres Trans Musicales, qui ont débuté mercredi 6 décembre et qui se prolongent jusqu'au 10 décembre. Toute cette agitation profite-elle aux commerçants Rennais ? Charles Compagnon, président du Carré Rennais explique que les retombées ne sont pas calculées. "En ce moment, on étudie plus les retombées de la gare ou du couvent des Jacobins." Il précise toutefois que même si les retombées ne sont pas chiffrées, une tendance se dessine. 

L'hôtellerie résiste


Aux portes de Rennes et dans le centre ville, la période du festival est toujours bénéfique pour l'hôtellerie. Le Comité Départemental du Tourisme Haute Bretagne Ille-et-Vilaine a réalisé un calcul sur les possibles retombés supplémentaires générés par les Trans Musicales. Il y a environ 10 270 nuitées dans les hôtels du Pays de Rennes sur trois jours du festival (jeudi, vendredi, samedi), soit 1,2 millions d’euros de retombées pour l’hôtellerie rennaise. Par rapport à une semaine classique, ce sont entre 2100 et 2400 nuitées supplémentaires enregistrés, soit des retombées économiques supplémentaires liées aux Trans Musicales entre 244 000 et 276 000 euros.

Airbnb s'impose


Depuis plusieurs années, l’hôtellerie fait face à la concurrence de sites internet comme Airbnb. "Bien évidemment, le calcul réalisé ne prend pas en compte les autres dépenses essentielles comme les transports ou la restauration. Ni les dépenses des festivaliers hébergés dans d'autres types d'hébergement (Auberge de Jeunesse, locations Airbnb …)", explique Anthony Le Daniel, du Pôle développement, filières et territoires, du Comité Départemental du Tourisme Haute Bretagne Ille-et-Vilaine.

Restauration mitigée


Le secteur de la restauration reste plus mitigé. Une restauratrice près de la salle du liberté explique : "un samedi, en une journée de service non-stop et tardif, nous avons fait l’année dernière, le chiffre d’affaire d’une semaine et demi." Mais, Charles Compagnon, le président du Carré Rennais relativise. Pour lui c’est seulement la restauration rapide, comme les sandwicheries ou les kebabs, qui tire son épingle du jeu. "La restauration plus traditionnelle n’évolue pas vraiment à cette période. Les festivaliers profitent surtout du site."

Les bars seuls en tête


S’il y a bien un secteur gagnant lors du festival, c'est la brasserie. "Les Bars en Trans amènent beaucoup de monde" juge Charles Compagnon. Le centre-ville reprend des couleurs. Cette année, les bars en Trans ont lieu du 6 au 8 décembre.

Les organisateurs du festival espère faire mieux que les 62 000 entrées de 2016. "Au niveau ventes on est mieux que l'année dernière, donc ça s'annonce plutôt bien" se réjouit Jean-Louis Brossard co-fondateur et programmateur des Trans Musicales. 

A lire aussi

Sur le même sujet

toute l'actu musique

Tempête Ana en Bretagne

Près de chez vous

Les + Lus