Violences policières à Rennes: le préfet plaide les conditions d'intervention “extrêmement difficiles”

Le camion de la police déborde les manifestants pour les dépasser et empêcher l'accès à la rocade / © DAMIEN MEYER / AFP
Le camion de la police déborde les manifestants pour les dépasser et empêcher l'accès à la rocade / © DAMIEN MEYER / AFP

Le Préfet d’Ille-et-Vilaine Christophe Mirmand a plaidé « des conditions d’interventions extrêmement difficiles » lors de la charge policière musclée qui a marqué la fin de la manifestation de ce jeudi.

Par Stéphane Grammont

A l'occasion de la manifestation de ce jeudi contre la Loi travail El Khomri, Les forces de l'ordre sont intervenues à la fin de la manifestation de ce jeudi alors que des manifestants tentaient d’investir la rocade. Une intervention jugée violente par les journalistes présents sur place, et qui en ont fait les frais.

Sur les images tournées par notre confrère Bruno Van Wassenhove, on peut voir des véhicules de police qui « chargent » des manifestants pour les devancer, puis des journalistes matraqués.
Retour sur les violences policières à Rennes
Le Préfet d’Ille-et-Vilaine Christophe Mirmand a plaidé « des conditions d’interventions extrêmement difficiles » lors de la charge policière musclée qui a marqué la fin de la manifestation de ce jeudi.

Le préfet d'Ille-et-Vilaine a assuré déplorer toute violence lors de cette manifestation qui a fait plusieurs blessés légers, principalement en raison de coups de matraques.

"Il y avait 20 fonctionnaires de police mais 300 manifestants particulièrement déterminés en face d'eux", a-t-il dit, "ils sont intervenus sur une bretelle qui rejoignait la rocade, l'enjeu n'était naturellement pas de repousser les manifestants vers cette rocade c'était donc de s'interposer entre cette rocade et les manifestants", a expliqué le préfet.
La réaction du syndicat Alliance

"C'est la raison pour laquelle ils ont été obligés de déborder les manifestants, peut-être dans des conditions de rapidité qui ont pu apparaître à certains comme un signal ou un signe d'agressivité à leur égard, ça n'était pas le cas", a-t-il plaidé. "Il y a eu la volonté de s'interposer, pour ce faire il fallait bien passer, contourner les manifestants", a-t-il ajouté.


Le défenseur des droits saisi

Le Club de la Presse a vivgement réagi à cette intervention, soulignant que la qualité professionnelle "ne faisait aucun doute (brassard et casque « presse », caméra siglée…)".

Le Club de la Presse a décidé de saisir  le Défenseur des Droits, institution de l’État indépendante dont la mission consiste à « défendre les personnes dont les droits n’ont pas été respectés »." Ici, c’est le droit d’informer qui est délibérément attaqué" précise le communiqué.

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