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Une journée avec les fauconniers du Zoo de la Bourbansais

Un impératif : peser quotidiennement les faucons ! / © france3 bretagne catherine Jauneau
Un impératif : peser quotidiennement les faucons ! / © france3 bretagne catherine Jauneau

Le Zoo de la Bourbansais, implanté à Pleugueneuc, propose un spectacle en vol libre de rapaces . Pour l'orchestrer, les fauconniers sont à la manœuvre. Mais le public ignore le travail en amont qu’il faut effectuer avec les oiseaux pour obtenir sans contrainte un tel résultat.

Par Catherine Jauneau

C’est dans les coulisses de ce show que Ronan Vaugrenard nous accueille. Dès le matin, il inspecte ses protégés dans les volières avec un rituel quotidien : la pesée de chaque animal, un indicateur essentiel d’un bon état de santé.
 

Le vol libre des rapaces : un art à part entière 

Habitués à sa présence, chaque individu se laisse faire. Seuls les faucons, craintifs par nature, ont la tête recouverte d’un chaperon. Pas de nourriture avant le vol, elle sert de motivation pour pratiquer les exercices et simuler des scènes de chasse. Car les rapaces sont des prédateurs dans la nature.
Néanmoins, Ronan précise d’emblée : "l’art de la fauconnerie, pratiqué pour la chasse, remonte à des millénaires. Au Zoo, rien de tel, nous ne sommes pas à proprement parler des fauconniers, nous pratiquons un autre art avec nos bêtes: le vol en liberté".
 

Attila apprend le métier

Attila est une jeune buse de Harris, née en captivité et séparée de ses parents vers deux mois. Depuis, elle est en apprentissage. Avec Kelly, une jeune stagiaire, Ronan lui apprend les rudiments du métier. Devant le château du domaine, les deux fauconniers se font face pour inciter l’oiseau à passer de gant à gant. Un équipement en cuir indispensable pour se protéger des serres acérées. Attachée à une cordelette, Attila passe de main en main, appâtée par des morceaux de viande. Bientôt, mise en confiance, elle volera sans entrave et sans prendre la fuite.

"On se contente d’abord de porter l’oiseau. Au début, il refuse de tenir debout" explique Ronan. "Petit à petit, il s’habitue à nous. On le caresse, pas pour lui faire des câlins, il n’y a pas de sentiments avec les rapaces, mais pour accepter le contact avec la main. Enfin, il faut qu’il trouve de l’intérêt à l’exercice d’où la récompense alimentaire".
Comme avec tous les rapaces, méfiance avec les serres acérées de cet aigle pécheur / © france3 bretagne catherine Jauneau
Comme avec tous les rapaces, méfiance avec les serres acérées de cet aigle pécheur / © france3 bretagne catherine Jauneau

Quand la confiance s’installe, c’est gagné…Alors, le spectacle peut commencer.
Deux séances chaque jour et le grand jeu. Vautours fauves, aigles royaux, aigles pêcheurs, buses et faucons sans oublier chouettes et grands ducs sont lâchés dans les airs et l’on assiste à une démonstration qui souligne l’instinct de prédateur de ces rapaces grâce aux explications de l’équipe au grand complet.
En coulisse, les oiseaux sont lâchés au rythme des scènes préétablies pour ravir le public… Pour le final, une escadrille de cigognes se pose sur le parterre.
Si cette magie vous tente, sachez que le zoo de la Bourbansais propose à chacun de devenir " fauconnier d’un jour " avec une immersion au côté de ces professionnels.         

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