Municipales : la visite de Marine Le Pen à Brest puis Saint-Malo fait des vagues

La présidente de Rassemblement National est de passage en Bretagne. Jeudi à Brest et ce vendredi à St-Malo, Marine Le Pen est venue soutenir les candidats qui se présentent aux élections municipales sous l'étiquette RN. Des visites parfois chahutées.

La présidente du Rassemblement National en Bretagne Marine Le Pen, est venue soutenir Philippe Miailhes.
La présidente du Rassemblement National en Bretagne Marine Le Pen, est venue soutenir Philippe Miailhes. © France Télévisions / Corentin Bélard

La présidente du Rassemblement National est en "tournée" en Bretagne. Après Brest jeudi 30 janvier, c'est donc à Saint-Malo que Marine Le Pen est venue soutenir ce vendredi, le candidat qui se présente pour les élections municipales sous l'étiquette RN.

Sur le marché de Saint-Malo ce vendredi matin, Marine Le Pen, accompagnée notamment de Philippe Miailhes, la tête de liste RN pour les élections municipales dans la cité corsaire, et de Gilles Pennelle, président du groupe RN au Conseil régional de Bretagne, a affiché ses ambitions : "J'espère bien que le Rassemblement National va entrer dans de nombreuses villes dans les conseils municipaux !"
 
 
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Marine Le Pen visite sous tension en Bretagne

 
Candidats pour les élections municipales de Saint-Malo
Gilles Lurton - "Saint-Malo, notre lien" (Les Républicains)
Anne Le Gagne - "Saint-Malo au coeur des possibles" (soutenue par la majorité présidentielle)
Philippe Miailhes - "Le Rassemblement pour Saint-Malo" (Rassemblement National)
Stéphane Perrin - "Saint-Malo c'est vous" (Parti Radical de Gauche) 
Alain Guillard  - "Saint-Malo autrement" (gauche citoyenne)
Michel Prual - "Union Libre des Démocrates Malouins" (centre droit)
Christine Bourquand - "Saint-Malo cité verte et solidaire" (EELV, PS, PCF, UDB, LFI, Génération.s, Place Publique
Jean Coudray - "Tous Malouins !"(majorité sortante)
 

"Le fin de la macronie"


Alors que le Premier ministre Édouard Philippe, a annoncé ce vendredi matin qu'il se présentait comme tête de liste au Havre pour les élections municipales, Marine Le Pen a profité de son passage en pays malouin pour réagir : "C'est la fin de la macronie", a-t-elle estimé "Quand le Premier ministre vous lance comme signal "ça se passe tellement mal et on est tellement contestés et mauvais qu'il faut absolument que je me débrouille pour avoir mon siège éjectable et retrouver ma place de maire quand tout va partir en quenouille" (...) ce n'est pas un signal de grande confiance"

S'il n'est pas élu maire du Havre, Edouard Philippe a précisé qu'il resterait à Matignon. "On ne va pas être plus royaliste que le roi, si le Premier ministre n'y croit plus, il n'y a pas de raison d'y croire non plus. Ça veut dire qu'il ne croit plus au travail qu'il fait à la tête du gouvernement", a ajouté la présidente du Rassemblement national.
 

200 personnes jeudi à Brest


La veille à Brest, la présidente du RN qui veut "créer la surprise" a été chahutée par de nombreux opposants réunis devant l'hôtel où elle devait tenir une conférence de presse.  

Ils étaient près de 200 , répondant à l'appel de dix-sept organisations syndicales, pour dénoncer la venue de Marine Le Pen en pays brestois. La cheffe de file du RN y venait apporter son soutien à Renée Thomaïdis, conseillère régionale et candidate du parti pour les élections municipales à Brest la candidate de son parti aux élections municipales dans la commune.
 
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Opposants lors de la visite de Marine Le Pen à Brest

Une manifestation qui a poussé les organisateurs à déplacer le lieu de la conférence de presse qui s'est finalement tenue dans le local brestois du parti.
 
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