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Dans une grande surface près de Saint-Malo, deux salariés licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche

Christèle, licenciée de chez Cora à Saint-Jouan des Guerets pour avoir refusé de travailler le dimanche. Avec un juriste de la CFTC. / © Laila Agorram
Christèle, licenciée de chez Cora à Saint-Jouan des Guerets pour avoir refusé de travailler le dimanche. Avec un juriste de la CFTC. / © Laila Agorram

Après 18 ans de maison, une salariée de chez Cora à Saint-Jouan-des-Guérets a été licenciée pour insurbordination. L'hôtesse de caisse avait refusé de travailler un dimanche en mars. Elle indique qu'un de ses collègues avait déjà subi le même sort 

Par GLM avec AFP

Christèle Lorant était employée chez Cora depuis 2001, où elle travaillait comme hôtesse d'accueil et caissière, après s'être occupée de la station-service et de la bijouterie.

Après 18 ans de maison, et "sans avoir jamais subi le moindre reproche", s'insurge le syndicat CFTC qui la défend, elle a été licenciée le 26 avril pour insubordination, après avoir refusé de travailler le dimanche matin. 


"Je me vois contraint de vous notifier votre licenciement immédiat pour faute grave..."

"Les explications recueillies auprès de vous lors de notre entretien ont été claires et vous avez mentionné le refus total de venir travailler le dimanche matin. Au vu de ces éléments, je me vois contraint de vous notifier votre licenciement immédiat pour faute grave", écrit le directeur du magasin dans son courrier.
  
"Nous allons saisir le conseil des prud'hommes très rapidement", annonce pour sa part François Macquaire, défenseur syndical CFTC. "Le salarié a tout à fait le droit de refuser de travailler un jour de repos", ajoute-t-il, en mettant en avant le respect de la vie privée.


"On ne me balance pas comme de la merde après 18 ans de boîte !"

Dans un courrier consulté par l'AFP, l'inspectrice du travail de Saint-Malo affirme que "l'accord de la salariée" lui "semble nécessaire" car la salariée licenciée dit avoir signé un contrat de travail "avec une répartition des horaires (...) sur six jours du lundi au samedi".

"Il ne m'a fait signer aucun avenant", assure Christèle Lorant. "J'irai jusqu'au bout. On ne me balance pas comme de la merde après 18 ans de boîte !"

Selon elle, un de ses collègues qui avait huit ans d'ancienneté a également été licencié pour le même motif. 

Contactée, la direction du magasin n'a pas donné suite à notre demande d'interview. 
 

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