Manifestations contre la réforme des retraites : mobilisation en baisse à Rennes et Brest

© Catherine Aubaile
© Catherine Aubaile

Cette huitième journée nationale interprofessionnelle, qui fait descendre dans la rue les opposants à la retraite par points, a rassemblé un peu moins de manifestants ce mercredi matin que la semaine dernière. 
 

Par C.Serrano avec AFP

"Le mercredi, c'est pas un jour très porteur pour les manif'. Mais c'est une guerre de tranchées", Emmanuel Macron "aurait aimé une guerre éclair, mais ça dure". Représentant FO pour l'Ille-et-Vilaine, Fabrice Le Restif manifeste à Rennes ce mercredi 29 janvier, comme chaque semaine depuis le début du mouvement. 

2000 selon la police, 4000 selon les syndicats, les manifestants étaient deux fois moins nombreux en cette fin de matinée que vendredi dernier
© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne
Un rassemblement qui a tout de même donné lieu à quelques échaufourées entre manifestants et forces de l'ordre .

    Cette journée de manifestations intervient alors que les deux projets de loi, l'un organique, l'autre ordinaire, ont démarré leur parcours à l'Assemblée Nationale après leur adoption vendredi en conseil des ministres. Les discussions dans l'Hémicycle doivent démarrer le 17 février.
  
 Les opposants au texte, qui avaient déjà mobilisé dans la rue vendredi (entre 249.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur et 1,3 million selon la CGT) ont été ragaillardis par la publication vendredi d'un avis particulièrement critique du Conseil d'Etat, qui a regretté ne pas avoir eu le temps de "garantir au mieux la sécurité juridique" du projet de réforme. La plus haute juridiction administrative française a critiqué le recours à 29 ordonnances qui font "perdre la visibilité d'ensemble", et a pointé des projections financières "lacunaires".
 

Une détermination sans faille


A Brest, où le cortège rassemblait ce 29 janvier entre 1000 personnes selon les estimations officielles, et 3000 selon les syndicats, les manifestants se disent confortés dans leur action par l'avis très critique du Conseil d'Etat sur ce projet du gouvernement.
 
© Catherine Aubaile
© Catherine Aubaile

Pour Miki, secrétaire départementale solidaires retraités, "On voit que -ce projet- est un tisus d'imprécision. Y'a rien qui tient la route. C'est pas une retraite universelle, c'est une retraite par capitalisation. C'est pas plus de justice pour les femmes. Y'a rien qui est vrai dans ce projet donc il faut le contrer."

Cette nouvelle journée intervient à la veille de l'installation par Edouard Philippe de la conférence de financement, au sein de laquelle les partenaires sociaux doivent réfléchir d'ici fin avril à des moyens pour garantir l'équilibre financier du système de retraites d'ici 2027.

L'intersyndicale se réunit ce mercredi soir pour décider de la suite du mouvement, mais des actions sont déjà prévues jeudi et vendredi.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus