Cyclisme. Bardet - Barguil, une complicité née dans la montée du Galibier. Ils rouleront sous le même maillot

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Romain Bardet et Warren Barguil forment un duo inattendu. Réunis au sein de l'équipe dsm-firmenich PostNL, les nouveaux coéquipiers montrent des valeurs communes malgré de nombreuses années d'adversité. Ils allieront leurs forces, cet été, sur le Tour de France. ©N.Geay/ C.Vignal/C.Pary/L.Bourdu/ FTV Sport

C’était coulé dans le bronze. Ces deux-là devaient finir un jour par se retrouver. Sept ans après le coup de pouce de Barguil à Bardet dans l’ascension du Galibier alors qu’ils n’étaient pas coéquipiers, les désormais vétérans du peloton se retrouvent aujourd’hui sous le même maillot. Avec en point de mire des victoires d’étape sur le Tour. Rencontre à Ténérife.

À l’époque, ils n’étaient pas coéquipiers, mais leur solidarité avait marqué l’histoire du Tour 2017.

Cette année-là, sous les couleurs de la Sunweb, Warren Barguil est en état de grâce. Maillot à pois de la Grande Boucle dont il va gagner deux étapes, le Breton va user aussi de son potentiel pour épauler un autre tricolore, Romain Bardet, troisième au général.

Coup de main dans la montée du Galibier

Dans le Galibier, le leader d’AG2R n’a plus un équipier. Qu’importe, Warren va lui prêter main-forte pour qu’il conserve sa place sur le podium. Dans les derniers kilomètres de l’ascension, dans la descente, la solidarité tricolore finira même par profiter aux deux hommes.

"J’ai roulé pour lui faire gagner du temps", dira Barguil. Et ça m’en a fait gagner aussi pour rentrer dans le Top 10". Au-delà du résultat, un lien s’est tissé ce jour-là.

Sous le même maillot


Sept ans après, les voilà donc sous le même maillot. Après une belle parenthèse de 6 ans chez Arkéa Samsic, Barguil a quitté sa Bretagne pour retourner courir pour son ancienne équipe rebaptisée depuis DSM. Un come-back qui lui permet de retrouver Romain Bardet, sous les couleurs néerlandaises depuis 2021.

LIre aussi. Barguil et Bardet, deux grosses cartouches qui veulent faire des cartons 

 

À respectivement 33 et 32 ans, Bardet et Barguil n’ont évidemment plus la flamme de jadis.

"Et si, comme dit Barguil, l’envie de s’entraîner, de se donner à fond est toujours là", l’époque a changé.

"Maintenant, souligne Bardet, les mecs, ils marchent comme des fous à 20 ans. Ce qu’on était seulement une dizaine à pouvoir faire il y a 7 ou 8 ans, 40 mecs peuvent le faire aujourd’hui".

Pourtant, s’ils savent qu’ils ne rivaliseront plus sur la longueur avec la jeune génération extraterrestre, les deux Français en ont encore suffisamment sous la pédale pour espérer jouer les trouble-fêtes. Sur la classique Liège-Bastogne-Liège, le 21 avril, Bardet s’est d'ailleurs invité sur la 2e marche du podium entre Pogacar et Van der Poel.

Alors sur les routes du Tour cet été, il y aura peut-être encore de la place pour que leur association de briscards aille chercher une étape.