La joie de la Morbihannaise Mélanie Gadoulet, championne du monde de vol en planeur

Mélanie Gadoulet (au centre), championne du monde de vol en planeur 18 mètres en Australie. A gauche, l'autre Française, Anne Ducarouge, arrivée deuxième. / © Page facebook Worl Gliding
Mélanie Gadoulet (au centre), championne du monde de vol en planeur 18 mètres en Australie. A gauche, l'autre Française, Anne Ducarouge, arrivée deuxième. / © Page facebook Worl Gliding

À 25 ans, Mélanie Gadoulet devient championne du monde de vol en planeur 18 mètres en individuel mais aussi par équipe. Ce titre, la Morbihannaise l'a décroché en Australie dans des conditions particulières en raison des gigantesques incendies qui sévissent dans ce pays.

Par Thierry Peigné


C'est à l'issue de deux semaines de compétition que la Ploërmelaise Mélanie Gadoulet a remporté son titre de championne du monde de planeur 18 mètres à Lake Keepit, lac qui n’en a plus que le nom car l’immense étendue d’eau a pratiquement disparu avec la sécheresse et les chaleurs caniculaires qui sévissent depuis plusieurs mois en Australie. Elle s'impose de quelques points devant sa compatriote Anne Ducarouge, double championne du monde en 2013 et 2015. 
 

"Une compétition dominée dès le début"

La vélivole se réjouit de ce titre acquis après près de 10 ans de pratique du planeur. 
 

"C'est impressionnant. J'en ai rêvé. Je ne réalise pas vraiment. C'est l'aboutissement de beaucoup d'entraînement, de sacrifices et d'engagement. C'est juste génial" nous confie Mélanie Gadoulet, jointe par téléphone depuis l'Australie.


Les deux Françaises, qui durant la semaine de préparation sur place et les deux semaines de compétition n'ont cessé de voler non loin l'une de l'autre, estiment avoir fait un championnat parfait : "Tous les jours on a un circuit obligatoire et un lieu précis à rejoindre le plus vite possible. On doit choisir les meilleurs courants ascendants pour monter et au fur et à mesure des courses, on acquiert des points. Là, on a dominé dès le début de la compétition" explique Mélanie.
 

Des conditions particulières en Australie

 Un titre obtenu en Australie alors que la température est exceptionnellement chaude, autour des 45°C. Même si les épreuves se déroulaient assez loin des incendies gigantesques qui ravagent le pays depuis plusieurs semaines, il est arrivé que les vols s'effectuent avec la présence de fumées. Une des courses a d'ailleurs été annulée pour raison de sécurité. "Parfois, c'était difficilement respirable lorsque l'on survolait un incendie local, même si on a de l'oxygène dans les planeurs, ce qui permet de compenser" précise la sportive.


"Du planeur, un peu par hasard"


Quand on lui pose la question de savoir comment elle est arrivée au club de planeurs de Ploermel, la Bretonne explique que c'est un peu par hasard. À 16 ans, au lycée, elle devait choisir une option. Elle a préféré l'aéronautique et les planeurs plutôt que le latin, afin de suivre une copine, "comme quoi le hasard fait bien les choses" souligne-t-elle.
 

"Là-haut, on a un sentiment de liberté. On est libre avec nous-mêmes. Il y a une sérénité qui fait que lorsqu'on décolle, tous les problèmes restent au sol. Là-haut, on se défoule, on s'éclate".


Au-delà du titre mondial individuel, Mélanie Gadoulet revient également avec une médaille de championne du monde par équipe, les six membres de l'équipe de France féminine de vol en planeur s'octroyant pour la troisième fois consécutif cette épreuve internationale.

Mélanie Gadoulet rejoint ce lundi 20 janvier sa Bretagne où elle exerce le métier de diététicienne.
 

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