Naufrage du Bugaled Breizh : l'enquête britannique est prévue en octobre

L'enquête de la justice britannique sur le naufrage du chalutier français Bugaled Breizh qui avait fait cinq morts va se tenir en octobre à Londres, a annoncé vendredi le juge chargé de l'affaire. 

L'épave du Bugaled Breizh, ce chalutier dont le naufrage fît cinq victimes en Manche le 15 janvier 2004, dans le port de Brest
L'épave du Bugaled Breizh, ce chalutier dont le naufrage fît cinq victimes en Manche le 15 janvier 2004, dans le port de Brest © France 3 Bretagne

Deux à trois semaines d'audience sont prévues à partir du début du mois d'octobre, a expliqué Nigel Lickley lors d'une audience à Londres, à laquelle les familles de victimes ont pu assister par visio-conférence. Il a assuré qu'il mènerait une "enquête complète, rigoureuse et juste", présentant ses condoléances aux proches des marins disparus.

Le Bugaled Breizh avait sombré en quelques secondes le 15 janvier 2004 au sud-ouest de l'Angleterre, emportant par le fond les cinq marins qui se trouvaient à bord.

La justice française a définitivement mis fin à son enquête dans cette affaire en juin 2016, incapable de trancher entre l'hypothèse d'un accident de pêche et celle d'un naufrage provoqué par un sous-marin qui aurait accroché un des câbles du chalutier breton.

Les espoirs relancés pour les proches des victimes

Mais une procédure avait été lancée devant la justice britannique, à Truro, en Cornouailles , au sud-ouest de l'Angleterre, où deux corps ayant été repêchés par les Anglais. Les proches des victimes avaient alors vu leurs espoirs relancés quant à un dénouement de l'affaire.

La procédure a été ajournée l'année dernière en raison notamment de la crise sanitaire, avant d'être transférée à un juge de la cour de l'Old Bailey à Londres.

Le lendemain du drame, un exercice de l'Otan, impliquant les marines de plusieurs pays, devait se tenir non loin de la zone du naufrage. Cependant, sans une levée du "secret défense" entourant ces manœuvres, impossible de valider ou d'infirmer cette piste.

Ce vendredi 12 mars, le juge britannique a indiqué que le ministère britannique de la Défense a affirmé qu'"aucun sous-marin non-allié" ne se trouvait dans la zone lors du naufrage.

Le doute sur la présence de sous-marins doit être dissipé

S'adressant à lui Thierry Lemétayer, fils de l'un des pêcheurs disparus, Georges Lemétayer, a souligné le souhait des familles que soient pris en compte tous les avis des experts avant que le dossier n'arrive devant un jury.

"Je voulais dire notre reconnaissance envers la justice britannique", a-t-il déclaré, remerciant le ministère de la Défense pour sa participation à l'audience.

Avocat représentant le ministère, Edward Pleeth a convenu que les éléments au sujet de la présence de sous-marins devaient être évoqués, mais "principalement pour dissiper les suspicions du public".

Ministère de la Défense et Royal Navy ont démenti toute implication de la part d'un sous-marin britannique.

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