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Notre-Dame-des-Landes: le rapporteur public estime que Nantes-Atlantique est une alternative avérée

Le rapporteur public a demandé ce lundi à la cour administrative d'appel de Nantes d'annuler deux arrêtés préfectoraux indispensables à tout démarrage des travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au titre de la loi sur l'eau. Il estime aussi qu'il existe "une alternative avérée" au projet.

Un opposant à la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes à la cour administrative d'appel de Nantes - 7/11/2016
Un opposant à la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes à la cour administrative d'appel de Nantes - 7/11/2016 © AFP - D. Meyer

Le rapporteur public, dont l'avis est généralement suivi par les juges administratifs, a préconisé ce lundi l'annulation des jugements du tribunal administratif de Nantes qui ont validé en juillet 2015 les deux arrêtés pris par le préfet de Loire-Atlantique le 20 décembre 2013, et l'annulation de ces derniers, pour incompatibilité avec le Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) Loire-Bretagne.

La magistrate Christine Piltant estime que la construction d'un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, une zone humide à 98%, en tête "de trois bassins versants", causerait une "dégradation certaine des masses d'eau", avant la mise en oeuvre des mesures compensatoires prévues dans le projet.


Une "alternative crédible et avérée" au projet d'aéroport

La magistrate juge également qu'il existe une "alternative crédible et avérée", celle du réaménagement de l'actuel aéroport, Nantes-Atlantique. Sur le long terme, ce réaménagement, dont le coût a été évalué à 825 millions d'euros pour une capacité de neuf millions de passagers, dans un rapport d'experts missionnés par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, "présente des inconvénients moins dommageables" que la construction d'un nouvel aéroport, a ajouté le rapporteur public.

Nantes-Atlantique n'est "pas l'aéroport idéal". Mais "peut-on vivre sans aéroport idéal? La réponse est oui. Peut-on vivre sans eau? La réponse est non", a conclu Christine Piltant.

Elle devait également proposer en fin de journée l'annulation ou la modification de deux arrêtés préfectoraux concernant la destruction ou le transfert d'une centaine d'espèces protégées, permettant la réalisation de la plateforme aéroportuaire et sa desserte routière.

Si la cour administrative d'appel de Nantes suivait les avis du rapporteur public, cela pourrait sonner comme un coup d'arrêt du chantier de la future plateforme aéroportuaire.

La décision de la cour est attendue sous 15 jours.
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