Michel-Édouard Leclerc, président des centres du même nom, a publié un billet dans son blog au sujet de la pénurie de beurre. Il y dénonce les "mensonges colportés et complaisamment relayés".
Depuis plusieurs semaines, le beurre manque sur les étals des grandes surfaces. Mais à qui la faute ? Après les opérations vérité des éleveurs, au cours desquelles les syndicats paysans dénonçaient l'orchestration de la pénurie par les commerces, c'est au tour des grandes surfaces de riposter... en mettant la faute sur les éleveurs.
Sur son blog, Michel-Édouard Leclerc a publié un billet dans lequel il fustige les "mensonges colportés et complaisamment relayés".
Le directeur des centres E. Leclerc précise que, "E. Leclerc a accepté les hausses de tarifs sur le beurre, et ce pour les marques nationales comme pour sa marque de distributeur. Je ne crois pas que la situation soit bien différente pour la plupart de nos concurrents".
Opportunité économique, prix, cours du beurre
M. Leclerc affirme par ailleurs que la demande mondiale de beurre a explosé, alors que la production était à la baisse. De fait, les importations chinoises ont été multipliées par six en 10 ans. "Face à cette situation, nos industriels ont fait le choix de délaisser le marché domestique pour céder aux propositions plus rémunératrices des consommateurs chinois, américains et australiens."
Enfin, le PDG des centres E. Leclerc évoque l'adaptation des prix aux cours. "En Allemagne, si les prix consommateurs grimpent vite quand les cours flambent, ils redescendent tout aussi vite quand les cours dégringolent. En France, on préfère 'lisser', surtout quand ça baisse."
Le billet s'achève par une touche humoristique : "La bonne nouvelle, c’est qu’on devrait quand même avoir de la bûche à Noël et de la galette à l'Epiphanie !"