• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

La pénurie d'essence continue dans le Finistère

De nombreuses stations sont à sec depuis dimanche 2 décembre à Brest et aux alentours.
De nombreuses stations sont à sec depuis dimanche 2 décembre à Brest et aux alentours.

Le blocage des dépôts pétroliers de Lorient (Morbihan) et de Brest (Finistère) par les indépendants du BTP et les Gilets jaunes ont entraîné une pénurie d'essence. Depuis dimanche, de nombreuses stations du Finistère sont à sec.

Par Raphaëlle BESANÇON.

"Sur Fouesnant, il n'y a plus rien", " Le E.Leclerc de Ploudalmézeau ouvre demain"... Sur la toile, les message d'entraide se multiplient pour faire face à la pénurie d'essence qui sévit dans le Finistère depuis dimanche 2 décembre. 

Les dépôts pétroliers de Lorient et Brest sont bloqués depuis près d'une semaine. Les patrons de PME des Travaux publics dénoncent la fin annoncée du gasoil détaxé. Le GNR, gasoil non routier, permet de faire tourner les engins avec un carburant moins cher : environ 0,80 €/litre et cela passera à 1,30 €/litre en janvier.

Résultat, de nombreuses stations essence n'ont pas pu s'approvisionner. D'autant que, comme à chaque risque de pénurie, de nombreux conducteurs sont allés faire le plein en prévision, accentuant ainsi la situation.

Une carte du gouvernement permet de géolocaliser en tant réel les stations qui ont encore de l'essence.

Un reportage de Morgane Trégoët et Bleuenn Le Borgne :
 
 

"On peut encore tenir deux jours" 

Des restrictions imposées par la Préfecture limite le plein à 30 € par jour.  Les véhicules classés prioritaires (ordre public, défense et sécurité civile, transports de malades et de blessés, activité hospitalière, professions de santé libérales, laboratoires d'analyse, associations agréées de sécurité civile, autres services publics d'intervention d'urgence (gaz, électricité, eau, réseaux de transport...), transports en commun, transports de produits pharmaceutiques, taxis conventionnés, transport d'animaux vivants, transport d'aliments pour bétail, transport de produits frais de la mer, collecte de denrées périssables) n'y sont pas soumis.

Mais la pénurie les touche tout de même. Pour l'instant, Sylvain Cornily, responsable de Taxis Brestois, se dit serein. "On peut encore tenir deux jours, après on verra. Il y a une station à Brest qui a décidé de ne servir que les professionnels, c'est déjà ça. Si mercredi, la situation n'a pas changé, on ne roulera plus. Rares sont ceux qui iront faire le plein dans un autre département."
 

Ailleurs en Bretagne


À l'heure actuelle, le reste de la Bretagne est moins sévèrement touché. La préfecture du Morbihan a fait savoir qu'il n'y aurait pas de restrictions de mises en place, même si certaines stations sont déjà dans le rouge.
 

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Début de pénurie de carburant dans l'ouest breton

Les + Lus