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Les policiers bretons se serrent les coudes

72 heures après la violente attaque au cocktail Molotov sur quatre policiers à Viry-Châtillon (91), des rassemblements silencieux ont été organisés ce mardi en solidarité devant les commissariats de la région. Le premier syndicat de gardiens de la paix avait appelé également à une "grève du zèle".
Rassemblement d'une centaine de policiers devant le commissariat de Rennes
Rassemblement d'une centaine de policiers devant le commissariat de Rennes © France 3
Une centaine à Rennes, autant à Brest, des dizaines à Saint-Malo, une poignée à Morlaix, à Concarneau. Les policiers bretons se sont mobilisés ce mardi midi en soutien à leur collègues victimes d'une attaque au coktail Molotov à Viry-Châtillon.

Manque d'effectif

UNSA Police avait appelé à un rassemblement devant les commissariats, dénonçant une nouvelle fois le manque de personnels : "A force de compter sur la chance, de réduire les mesures de sécurité et de sous-évaluer les dangers des missions de police, le malheur a frappé, une fois de plus, la police. Nous en avons marre d'un sous-effectif récurrent des services de voie publique, une tenue inadaptée, une réponse pénale trop souvent inappropriée... Mais le drame de Viry-Châtillon était évitable."

Au sein des rassemblements, les policiers ont dénoncé les violences subies par leurs collègues et ont souligné le manque de moyens dont ils souffrent au quotidien.
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Manque de moyens policiers à Rennes

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Syndicaliste sur manque de moyens
Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, avait appelé lundi les policiers à une "grève du zèle", consistant "à ne traiter que les urgences et cas graves".

Pas de zone de non-droit

Lundi, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve ont fait la tournée des commissariats de l'Essonne, dont celui où est affecté l'adjoint de sécurité de 28 ans très grièvement brûlé sur l'ensemble du corps samedi et dont le pronostic vital est toujours engagé et celui où travaille la femme gardien de la paix présente dans la voiture près du policier lors de l'agression. L'occasion pour Manuel Valls d'affirmer une nouvelle fois qu'"il n'y avait pas de zone de non-droit".
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