Taux d'emploi, chômage : la Bretagne la région où les écarts hommes - femmes sont les plus faibles

La Bretagne est la région de province où les écarts sont les plus faibles entre les femmes et les hommes pour le taux d’emploi et le taux de chômage selon une étude publiée par l'INSEE. Côté salaires, l'inégalité persiste, sauf pour les jeunes générations. 


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Taux d'emploi et taux de chômage, l'écart se resserre entre les hommes et les femmes, surtout en Bretagne, c'est ce que constate L'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) qui vient de publier une étude

Parmi la population bretonne âgée de 15 à 64 ans en 2014, 62,5 % des femmes exercent un emploi. Ce taux d’emploi féminin est plus élevé que la moyenne des régions de province (60,2 %) alors que celui des hommes, qui s’établit à 67,4 %, est dans la moyenne nationale. Comme dans toutes les régions, le taux d’emploi féminin est ainsi inférieur au taux d’emploi masculin. Île-de-France exceptée, c’est en Bretagne que l’on enregistre le plus faible écart entre les taux d’emploi des femmes et des hommes.

Taux de chômage


Même si le chômage touche davantage les femmes que les hommes, la Bretagne se place aussi comme la région ayant le plus faible différentiel (Île-de-France exceptée). Les quatre départements bretons se situent dans la première moitié des départements de province, avec des écarts de taux de chômage entre femmes et hommes inférieurs à 1,5 point. 

Des écarts de salaires qui persistent 


Côté salaires, l'inégalité est toujours de mise même si elle tend à se réduire depuis les années 2000. L’écart de salaire annuel net moyen entre les Bretonnes et les Bretons a légèrement diminué, passant de 24,4 % en 2009 à 21,1 % en 2015. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces écarts : le temps de travail (les femmes exercent parfois à temps partiel), les femmes sont peu présentes dans des secteurs rémunérateurs, la fréquence des promotions accordées dans une carrière...

Les femmes représentent 53 % des salariés dans l’hébergement-restauration, 68 % dans les services aux particuliers et 48 % dans le commerce. Dans chacun de ces secteurs les salaires des femmes sont inférieurs à 20 000 euros par an. Paradoxalement, les écarts de salaire entre les sexes sont les plus faibles dans le BTP, le secteur le moins féminisé. Ici, les femmes y exercent plus souvent des emplois d’encadrement.


À noter que l'inégalité s'avère importante dans les tranches d'âges les plus élevées. L’écart atteint 28 % pour les plus de 54 ans comparé à 7 % pour les moins de 25 ans. 

 


Où faut-il travailler pour espérer gagner autant que son collègue masculin ?


FranceInfo propose plusieurs cartes qui font le point sur la situation hommes - femmes et l'emploi. Les journalistes relèvent par exemple que l'unique zone d'emploi dans laquelle les femmes cadres gagnent davantage que leurs confrères se trouve en Guadeloupe, à Marie-Galante. 

 

Pour mieux comprendre cette étude, quelques définitions
Taux d’emploi d’une classe d’âge : rapport de la part de personnes de cette classe d’âge qui se déclare en emploi à l’ensemble de la population de cette classe d’âge. 

Taux de chômage au sens du recensement de la population : proportion de personnes se déclarant au chômage dans l’ensemble des actifs. *

Les salaires sont issus des Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Ils sont calculés sur l’ensemble des salaires perçus en 2015 par tous les salariés âgés de 15 ans ou plus, hors particuliers employeurs. La méthode mise en oeuvre pour expliquer les écarts de salaires est la décomposition de Oaxaca-Blinder. Les différences de structure entre les deux populations en emploi sont estimées à partir des caractéristiques des salariés (âge, CSP, type de contrat de travail, temps de travail,…) et les caractéristiques des employeurs (secteur d’activité, taille de l’établissement,…).