Thalassa fait sa rentrée avec une émission dédiée à la Bretagne et à ses insulaires

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Écrit par Emilie Colin

L'émission Thalassa fait sa rentrée le lundi 2 octobre à 20 h 55, avec une nouvelle présentatrice Fanny Agostini. Le premier numéro fait la part belle à la région, "Bretagne, ma vie, mon île" s'intéresse aux insulaires de Ouessant, Sein, Quéménés. 

L'émission Thalassa reprend du service le lundi 2 octobre à 20 h 55. Fanny Agostini incarnera le nouveau visage de ce programme et prend la barre à la suite de Georges Pernoud. Direction la Bretagne et rencontres avec ceux qui ont choisi la vie insulaire : à Ouessant, Sein, Groix et Quéménès...

"Notre vie à Quéménès ce n’est pas "une seule" aventure mais "des" aventures ! Il nous a fallu tout créer !"


Il y a 10 ans exactement Soizic et David, jeunes mariés, débarquaient sur un petit bout de terre posé au beau milieu de la mer d’Iroise. Sans eau courante ni électricité, l’îlot de Quéménès ne comptait alors que quelques vieux bâtiments de ferme, lointains vestiges d’une activité passée. Le Conservatoire du Littoral, propriétaire du lieu, leur a confié une mission : redonner vie à la nature, récolter, élever des animaux, et accueillir du public en chambres d’hôtes. Pendant toutes ces années Thalassa a suivi leurs efforts et partagé leur vie à de multiples reprises, aujourd’hui ils nous réservent une grande surprise !


Ouessant, Ondine par tous temps


"Pour vivre là il faut de la force, celle que nous donne Ouessant !" Ondine Morin est l’une des figures d’Ouessant, l’île la plus à l’ouest du Finistère, terre sauvage ancrée à 20 km du continent. Pionnière, cette trentenaire est l’une des premières à avoir décidé de rester vivre sur son île natale. Chaque jour elle en savoure le plaisir et en mesure… le prix.


En mer, elle a décidé de se lancer dans la pêche au milieu des courants les plus puissants d’Europe. Un défi aussi excitant qu’exigeant ! A terre, elle est aussi devenue la première guide-conférencière de son île qu’elle "raconte" en toutes saisons à des centaines de touristes.

Sein, les nouveaux résistants 


"Sein c’est un petit territoire entouré d’eau, exactement comme un bateau ! Nous on veut piloter notre bateau !" Dernier pêcheur en activité, François Spinec est un peu "l’éminence verte" de l'ile de Sein. 


Verbe haut et sensibilité à fleur de peau, il dénonce toutes les aberrations qui font le quotidien de sa terre natale. À commencer par l’approvisionnement en énergie : à Sein, comme dans la plupart des îles françaises, l'électricité provient d'une centrale à fioul, procédé extrêmement coûteux et très préjudiciable à l’environnement.  Avec d’autres Sénans il a créé I.D.S.E. (Ile De Sein Énergies) afin de lancer la transition énergétique déjà réalisée dans d'autres îles européennes (Samsoe au Danemark, Hierro aux Canaries, Eigg en Ecosse).

Groix, une île en famille


Biologiste marin, Erwan Tonnerre n’imaginait pas vivre ailleurs qu’à Groix, son île natale, à 45 minutes de Lorient. Cette vie insulaire, proche de la nature et loin du stress, il l’a offerte à ses trois filles. Professionnellement Erwan s’est lancé dans un élevage original et complexe : les ormeaux. Des coquillages de luxe, très fragiles et vendus très chers, qu’il élève à l’abri de la lumière, avec d’infinies précautions…

Son quotidien ne s’arrête pas là, avec Agnès son épouse ils vivent des journées longues et intenses : restaurant de fruits de mer, brasserie, vente de coquillages, ils sont au cœur de la vie "Groisillonne". Un dynamisme communicatif, les jeunes entrepreneurs sont de plus en plus nombreux et font de Groix l’île qui monte !


Plus loin que la Bretagne, aux portes de l'Arctique : Spitzberg, l'ultime frontière


"C’est le cadeau d’anniversaire de mes 18 ans ! C’est le rêve total, sublime !" Rémy est  sous le charme du Spitzberg, ébloui par ce territoire fait de glaciers et de montagnes aux portes de l’Océan Arctique. Ici se trouvent la plus grande concentration d’ours polaires au monde, des morses, des phoques, et des centaines de colonies d’oiseaux de mer. Signe des temps, le réchauffement des eaux par le Gulf Stream a rendu l’archipel accessible par la mer pendant une grande partie de l’année.

Dans les pas du jeune français nous embarquons à bord du "Nordstjernen", un petit navire d’expédition qui balade les touristes au plus près des côtes jusqu’à frotter sa vieille coque arrondie sur les glaces de la banquise.

Parmi les 60 000 touristes que compte l’archipel chaque année, seuls les plus chanceux verront le maître des lieux, l’ours polaire.