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Canicule : comment les villes se préparent à des étés de plus en plus chauds ?

Les villes françaises de plus en plus confrontées à des températures caniculaires. / © Gerd Altmann / Pixabay
Les villes françaises de plus en plus confrontées à des températures caniculaires. / © Gerd Altmann / Pixabay

Des canicules de plus en plus fréquentes, des températures qui flirtent avec les 40 degrés. Les grandes métropoles ont décidé de prendre des mesures concrètes contre les effets du réchauffement climatique.

Par Sophie Granel

Lyon, été 2100. Sur la place Bellecour, la température atteint 50 degrés. La température que l'on relève aujourd'hui dans le Sahara. Ce scénario n'est pas celui d'un film de science-fiction, mais bien le fruit d'une étude réalisée par des climatologues à partir de données scientifiques. Il ne faut d'ailleurs pas être expert pour pouvoir observer les signes de ce réchauffement global. L'épisode de canicule qui touche actuellement la plupart de nos régions en est une illustration. Des épisodes de plus en plus fréquents qui poussent les grandes métropoles à réfléchir à des solutions pour faire baisser la température en centre-ville.

Remettre de la verdure au coeur du béton

Fini le béton cher aux années 70. Désormais la mode est au vert. De nombreuses villes ont entrepris de revégétaliser leurs rues et leurs places.
  • A Toulouse, une expérimentation de canopée urbaine est actuellement menée. Des corolles végétalisées composées de plantes grimpantes ont été installées au coeur du quartier St Cyprien pour fournir de l'ombre aux passants.
Des corolles végétalisées pour apporter un peu de fraîcheur : un projet porté par Urban Canopee et choisi par la ville de Toulouse. / © Urban Canopee
Des corolles végétalisées pour apporter un peu de fraîcheur : un projet porté par Urban Canopee et choisi par la ville de Toulouse. / © Urban Canopee
 
  • A Lyon, une rue du quartier d'affaires de la Part-Dieu a été transformée en laboratoire à ciel ouvert. Les arbres arrosés grâce à un système de récupération des eaux de pluie, sont équipés de capteurs qui mesurent le taux d'humidité rejeté dans l'air. Verdict : -10 degrés de la température ressentie !
  • A Paris, après une première expérimentation en 2018, des cours-oasis devraient voir le jour d'ici la fin 2019 dans une trentaine d'établissements scolaires. Le principe : des arbres, mais aussi des ombrières et des fontaines pour apporter de la fraîcheur aux enfants et aux habitants des quartiers en période de canicule.
  • A Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, une forêt urbaine est en projet sur un parking. Sur un revêtement minéralisé, 70 arbres devraient être plantés sur 1200m2. Un projet de lisière de tierce forêt auquel vous pouvez participer financièrement.
Paris et Lyon ont mis à disposition du public une carte interactive des îlots de fraîcheur.

Repenser les aménagements urbains

Dans une étude publiée en mars 2018, des chercheurs du CNRS ont démontré que les plans d'urbanisation, parfois calqués sur le modèle linéaire américain ou de style haussmanien (en quadrillage) piègent la chaleur à l'intérieur des villes. Les matériaux utilisés sont également pointés du doigt poussant les métropoles à faire la chasse aux îlots de chaleur urbains (ICU).
De plus en plus de fontaines et de jeux d'eau en ville , comme ici à Aix-en-Provence. / © S.Mercier/Photopqr/La Provence/MaxPPP
De plus en plus de fontaines et de jeux d'eau en ville , comme ici à Aix-en-Provence. / © S.Mercier/Photopqr/La Provence/MaxPPP

Créer des "flaques climatiques"

En cas de chaleur, rien de mieux que de pouvoir se rafraîchir avec de l'eau. De plus en plus de villes intègrent fontaines et jeux d'eau à leur aménagement urbain.
  • A Paris, le projet Aéro-Seine prévoit la création de bouches de rafraîchissement : des zones poreuses à même le sol alimentées par le réseau d'eau non potable de la ville et qui permettent de faire baisser la température ressentie de 2 à 3 degrés. La première de ces "zones humides" sera inaugurée le 12 juillet dans le 20e arrondissement.

Limiter la circulation automobile

Chaleur des moteurs, gaz d'échappements, frottement des pneus sur l'asphalte brûlant... la voiture participe également à l'élévation des températures. Les grandes métropoles cherchent à en réduire l'usage en ville.
  • Pionnière en la matière, la ville de Paris a donné l'exemple avec son opération Paris sans voiture qui interdit une journée par an la circulation automobile dans le centre de la capitale. La prochaine aura lieu le 22 septembre. Par ailleurs, tous les premiers dimanches du mois, les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements sont désormais réservés aux piétons.
  • Lyon, lui emboîte le pas avec son projet de piétonnisation de la Presqu'île un samedi par mois. L'expérimentation sera lancée dès septembre.


 

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