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Cour d'Assises du Cher : la mère du bébé acquittée

La mère, acquittée, auprès de ses avocats
La mère, acquittée, auprès de ses avocats

La jeune femme était accusée d'avoir tué son bébé à la naissance, après un déni de grossesse. Le jury d'Assises a décidé hier soir de son acquittement : pour le jury, son absence de discernement au moment de l'accouchement la rend pénalement irresponsable.

Par L.A.

Jugée irresponsable pénalement pour cause d'absence de discernement

Les jurés d'Assises auront donc suivi les conclusions de la majorité des experts. Ils sont trois experts psychiatres, a avoir travaillé sur cette affaire, sur ce déni de grossesse suivi par la mort du nourrisson, retrouvé dans un sac plastique, emmaillotté dans des draps.

Si l'un des psychiatres notait une altération modérée à moyenne du discernement de la jeune femme, les deux autres semblaient plus catégoriques : l'un évoquant un discernement aboli, l'autre des facultés largement altérées. Des conclusions d'expertises sur lesquelles le jury de la Cour d'Assises du Cher se sont basées, mercredi soir, pour acquitter la jeune femme. Son absence de discernement au moment de l'accouchement la rend pénalement irresponsable de ses actes. La procureure général avait, dans cette affaire, requis une peine de cinq ans de prison avec sursis. 

L'interview de Me Eugène Bangoura, Avovat de l'accusée :
ITW Me Bangoura


Une mère de famille aimante qui ne se souvient plus d'un accouchement

Tout au long du procès, les jurés ont appris que cette femme, mère de trois enfants, avait déjà connu deux dénis de grossesses. Ces dénis n'avaient pourtant pas alertés ses médecins. La jeune femme s'occupe, par ailleurs, parfaitement de ses enfants.
Son accouchement a été qualifié par les médecins d'arrachement. Une manoeuvre d'auto-accouchement qui a exercé sur le bébé une pression extrêmement importante. L'asphyxie aurait donc pu intervenir de cette façon. 
Le jeune femme ne se souvient de rien. Un phénomène, plaidait la défense, qui a touché de nombreuses victimes de viols, pendant la Guerre, sa mémoire aurait occulté ce moment traumatisant. 


Pour en savoir plus sur le déni de grossesse :

Lire, ci-dessous, le mémoire de Maëva REMY, (Promotion 2011 de l'Université Henri Poincaré, Nancy I, École de Sages-femmes Albert Fruhinsholz,) intitulé : Le déni de grossesse : « Il ne suffit pas d’être enceinte pour attendre un enfant… »

 

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