"Cette décision n'est pas compréhensible" : la région Centre-Val de Loire pénalisée pour le remboursement des masques

La région Centre-Val de Loire a été l'une des toutes premières en France à acheter et recevoir des masques de protection. Pourtant, une partie de la commande sera exclue du remboursement promis par l'Etat. Une décision que le président François Bonneau juge aussi injuste qu'incompréhensible.

Une statue du Trocadéro porte un masque de protection - Photo d'illustration
Une statue du Trocadéro porte un masque de protection - Photo d'illustration © IP3 PRESS/MAXPPP
Edouard Philippe se vantait d'avoir "écouté" les élus locaux. Ils risquent pourtant de lui en vouloir encore longtemps. Le 29 avril, le Gouvernement avait annoncé prendre en charge à 50% les masques achetés par les collectivités. Une annonce saluée, seulement voilà : ne seront remboursés que les masques commandés à partir du 13 avril, soit le jour où Emmanuel Macron a pour la première fois annoncé le déconfinement.

Pour la région Centre-Val de Loire, c'est la douche froide. Soutenue par les collectivités, elle a engagé l'achat de 6 millions de masques, dont un tiers a été commandé dès fin mars. D'autant que cette première salve de masques non-remboursés ont été destinés uniquement à la médecine de ville, aux hôpitaux et aux EHPAD.

"Cette décision n'est pas compréhensible"


"L'Etat était dans une situation particulièrement angoissante, il fallait offrir aux soignants des protections que nous n'avions pas. L'Etat a déployé des efforts importants mais qui ne suffisaient pas et, à ce moment-là, les collectivités sont venues lui prêter main-forte, rappelle le président de la région, François Bonneau. Nos moyens, nous les avons engagés pour un domaine de responsabilité et d'action qui n'est pas le nôtre, pour assurer à nos concitoyens soignants un matériel absolument nécessaire. Ceux qui sont a priori exclus sont ceux qui ont été par définition acquis le plus tôt pour venir en aide à l'Etat. Cette décision n'est pas compréhensible."

En commandant dès le 20 mars, la région a été l'une des premières de France à recevoir ses protections, qui "n'ont pas traîné à être utilisées. Il y avait à ce moment-là urgence à agir collectivement, et nous l'avons fait".

Le président de la région, mais également l'Association des maires de France, ont fait connaître leur stupeur et leur colère. Pour le moment, le Gouvernement les a laissés sans réponse. 
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