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Basket – Coupe de France : Bourges s'incline devant Montpellier 68 à 57 [MAJ]

Céline Dumerc, la capitaine des Tango / © Olivier Martin / Maxppp
Céline Dumerc, la capitaine des Tango / © Olivier Martin / Maxppp

La finale de la Coupe de France féminine de basket-ball s'est déroulée ce dimanche à l'AccorHôtels Arena à Paris avec une affiche de rêve : les deux meilleures formations françaises, les Tangos de Bourges contre Lattes-Montpellier. Score 68 pour Montpellier contre 57 pour Bourges. 

Par Fabienne Marcel avec AFP

En 2015, la finale de la Coupe de France avait laissé de grands regrets à Bourges, battu par Lattes-Montpellier (76-69). Un an plus tard, l'affiche est identique. C'est dire si les espoirs étaient grands de laver l'affront passé. 

Le classement de LFB, où Montpellier devance Bourges d'un point, témoigne de l'écart infime entre les deux formations. Chaque équipe a battu l'autre cette saison, et la rencontre programmée à l'AccorHôtels Arena réservait bien des promesses pour Céline Dumerc et ses coéquipières. L'occasion pour la capitaine des Tangos de remporter un nouveau, et peut être dernier trophée, avant son départ pour Basket Landes la saison prochaine.
Malheureusement, les Berruyères n'ont pas su s'imposer cette fois encore devant les Montpelliéraines.Tenant du titre, Lattes-Montpellier l'emporte 68 à 57.

Résumée du match 

Montpellier, malgré un mauvais départ, a décroché une quatrième Coupe de France, la deuxième d'affilée, grâce à sa victoire contre Bourges (68-57) en finale comme l'an passé, dimanche à Paris-Bercy. Depuis 2011, le trophée n'aura échappé que deux fois - en 2012 et 2014 - au club héraultais devenu le grand rival du "Tango" Bourges, qui détient le record dans cette compétition (8 victoires). Le BLMA a privé Bourges d'un troisième titre cette saison, après ses succès lors du Match des champions (63-60 contre Montpellier) et en Eurocoupe, le deuxième niveau continental. Premier à l'issue de la saison régulière devant Bourges (2e), il espère maintenant réaliser le doublé en s'adjugeant un deuxième titre de champion de France après celui de 2014. La bataille promet au regard du degré d'incertitude qui a longtemps régné dans l'Accor Hôtel Arena où la finale n'avait plus eu lieu depuis 2013 pour cause de travaux. Le BLMA a eu du mal à démarrer. Avec un cinq majeur hors sujet, il a pris l'eau dans les cinq premières minutes (0-12). La solution est d'abord venue du banc. Les rentrées de Jenna O'Hea, Sarah Michel et Lisa Berkani ont rééquilibré les débats (15-16). A force d'obstination, Montpellier est passé pour la première fois devant (33-31) grâce à l'intérieure australienne O'Hea avant de creuser l'écart à la mi-temps (40-34). Trop timides au retour des vestiaires, les Héraultaises ont encaissé un 8-0 (40-42) conclu par un panier primé de la Britannique Johannah Leedham. Mais elles ont répondu du tac au tac pour reprendre leurs aises (50-42) avant le dernier acte. Bourges a tenté de résister (50-47) mais Montpellier a enfoncé le clou en scorant trois tirs primés consécutifs (59-48), dont deux de Valériane Ayayi, meilleure marqueuse (18 points) et "MVP" (meilleure joueuse) de la partie. La domination est restée montpelliéraine jusqu'au bout.

Verbatim

Céline Dumerc, meneuse et capitaine de Bourges

"On n'a pas été suffisamment carrées défensivement. On prend 40 points à la mi-temps, alors que l'on commence avec un 12-0. On est à -6 à la mi-temps (34-40) et on revient. On a fait des bonnes choses puis on s'est arrêtées. Elles ont été très adroites dans le scoring mais on n'a pas su imposer notre défense. Elles ont fait un peu ce qu'elles ont voulu. Il fallait élever le niveau de jeu, répondre au niveau de l'agressivité. C'est sans doute le match le plus facile qu'elles remportent cettesaison contre nous. Je suis déçue parce que nous n'avons pas fait le match qu'il fallait. Mais Montpellier a mérité sa victoire."


Valérie Garnier, entraîneur de Bourges:

"Il y a vingt matches de plus entre les deux équipes, vingt de plus pour nous. Mais jouer dans cette salle, cela devait être un plaisir. Pour moi, on a commencé de la pire des façons avec un 12-0 en notre faveur. Elles ont eu du mal à se mettre en place et nous, nous sommes relâchées après. On a eu un petit 33% de réussite aux tirs, on a eu
du mal à alterner (jeu) intérieur et extérieur. Elles nous ont gênées sur les tirs extérieurs. La défense est notre marque de fabrique et cela n'a pas été le cas
aujourd'hui. On a manqué de lucidité face à une équipe de Montpellier meilleure et bien plus déterminée que nous."


Valériane Ayayi, ailière de Montpellier, "MVP" (meilleure joueuse) de la finale: "C'est une satisfaction car c'était un objectif acté en début de saison, de conserver notre titre (en Coupe). On était un peu stressées au début. On n'a pas très bien
défendu. On avait subi le même début de match à domicile contre Bourges en championnat. Cela nous a servi de nous en souvenir. On a eu les ressources mentales et physiques pour revenir dans le match."

Valéry Demory, entraîneur de Montpellier: "Je n'étais pas étonné de notre début de match. Sans prétention aucune, je pense que mon équipe n'était pas à 100% aujourd'hui. J'ai le sentiment de pouvoir la pousser encore plus loin. Maintenant, on fera tout pour jouer l'Euroligue la saison prochaine (où Montpellier est qualifié grâce à la Coupe de France, ndlr). Si on ne l'a pas fait cette saison, c'est tout simplement parce que nous n'avions pas l'argent pour. Il nous faudra un budget plus conséquent. Ce sera dur mais je pense qu'une équipe française accédera de nouveau bientôt au "Final Four" de cette compétition (...) On va savourer ça ce soir mais on va vite se ré-aiguiser les dents pour aller chercher autre chose. Ce sera possible si j'arrive à élever le niveau de mon équipe."

Résumée de la rencontre en image ce soir dans le 19/20. 

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