VIDEO. Au Salon de l'agriculture, ils sont en compétition pour le titre de meilleur berger

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Finale régionale pour les jeunes bergers au Subdray ©France télévisions

Deux étudiants de Vendôme sont en finale nationale du concours du Meilleur Berger de France 2023. Un enjeu pour l’avenir de la filière ovine.

Ils sont 36, lycéens ou étudiants de 8 établissements d’enseignement agricole du Centre-Val de Loire. Individuellement, ils visent l’une des 2 premières places à cette finale régionale des Ovinpiades des Jeunes Bergers au Subdray, près de Bourges.

Sur la partie théorique, les jeunes ont des questions de connaissance sur la filière ovine, avec des questions sur l’économie, la santé, l’alimentation, la reproduction et la reproduction des races.

Sur la partie pratique, ils doivent passer 6 épreuves qui reprennent les gestes réalisés par les éleveurs sur leur exploitation : parage des onglons, check médical complet, choix d’un bélier qualifié pour une reproduction, manipulation de brebis, tri par lecture de boucle électronique, et l’état d’engraissement d’un agneau.

Un concours reconnu par la profession

Pour Sophie Douot qui encadre la journée, animatrice du réseau régional "Inn’ovin", "c’est un genre de TP supplémentaire, avec la partie challenge en plus. Tous n’ont pas d’atelier ovin sur leur exploitation, et là, ça leur permet d’être confrontés aux brebis. C’est un peu un passeport ces Ovinpiades, certains le mettent sur leur CV."

"Ce sera un plus pour mon installation"

Madison Prévost est en 2ème année de BTS Production Animale au Lycée Agricole de Tours-Fondettes. Elle a pour projet de s’installer en élevage de brebis. "Sur ce concours on rencontre des professionnels, on apprend de nouvelles méthodes de contention, avec des cages de retournement, c’est très enrichissant de voir ce qui se fait ailleurs."

10 000 emplois à pourvoir en France

L’enjeu pour la filière, c’est le renouvellement des générations. Jean-François Vincent, secrétaire de l’Association Régionale de la Filière Ovine le confirme : "la moitié des éleveurs vont partir à la retraite dans les prochaines années et entre la production, la transformation, la commercialisation, il y’a 10.000 emplois à pourvoir. Aujourd’hui la moitié de la viande de mouton consommée en France est importée !"

"Si parmi eux, 5 à 10% ont envie de travailler dans le mouton, c’est bon signe !" ajoute son collègue François-Xavier Van Landeghem, éleveur à Saint-Denis-de-Palin dans le Cher.

A l’issue de la journée, deux étudiants gagnent leur billet pour la finale nationale du Meilleur Berger de France, disputée en ouverture du Salon International de l’Agriculture à Paris ce samedi 25 février. Il s’agit d’Amandine Grouas et David Coers, élèves dans la même classe au lycée agricole de Vendôme.

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