VIDÉOS. Qui fait tourner la Discothèque de Radio France ? Découvrez les métiers de ce lieu mythique

Derrière la musique de votre radio publique préférée se trouvent des femmes et des hommes qui l’achètent, l’inventorient, la programment. Rencontre avec ceux qui font tourner la Discothèque de Radio France, et veillent sur un patrimoine musical considérable.
 
Avant l'arrivée du numérique, la collection de la Discothèque était inventoriée sur fiches par les documentalistes.
Avant l'arrivée du numérique, la collection de la Discothèque était inventoriée sur fiches par les documentalistes. © C. Mette/France 3 Centre-Val de Loire
À la "Disco", pas de DJ, barmaids ou autres vigiles… Non, dans cette Discothèque-là, celle de Radio France, on trouve surtout des documentalistes et des opérateurs de numérisation.

Entre leurs mains, de la musique, sous toutes ses formes : vinyles, CDs, fichiers numériques… Charge à eux de l’acheter, de l’inventorier, de la restaurer (entre autres) pour la mettre à disposition des antennes de Radio France. 
Soixante albums et une dizaine de vinyles sont numérisés chaque jour dans la DNC (Discothèque Numérique Centrale).
Soixante albums et une dizaine de vinyles sont numérisés chaque jour dans la DNC (Discothèque Numérique Centrale). © E. Bruzat/France 3 Centre-Val de Loire

Travail de l'ombre

Quelles que soient leurs missions, ils ont tous un point commun : la passion et une connaissance pointue de la musique.

Au quotidien, les 35 membres de ce service historique fournissent un travail colossal, invisible du grand public mais infiniment précieux.

Grâce à eux, les nouveautés sont mises à disposition des radios en un clin d’œil, les vinyles abîmés par le temps retrouvent une deuxième jeunesse, et tout est inventorié, archivé et préservé dans une immense base de données.

C’est dans celle-ci que les producteurs d'émissions puisent bruitages, documents sonores, musique d’ambiance et tubes. Plus de 1000 titres en provenance de la Disco sont joués chaque jour sur les antennes.

Et pour cause, le répertoire de la Discothèque de Radio France est riche, l’un des plus fournis d’Europe : 1 million de disques physiques et 3 millions de fichiers numériques recensés.
Avant l'ère numérique, toutes les oeuvres étaient recensées sur des fiches. On en compte 3,5 millions.
Avant l'ère numérique, toutes les oeuvres étaient recensées sur des fiches. On en compte 3,5 millions. © C. Mette/France 3 Centre-Val de Loire.

Ordonner pour valoriser

Un peu comme dans votre propre maison, pour rendre tout cela facilement accessible, il faut que ce soit bien rangé… C’est l’objectif des documentalistes et des opérateurs de numérisation, répartis en deux pôles : variété et musique classique.

Pour y parvenir, ils disposent de deux outils, parfois un peu capricieux : la DNC pour Discothèque Numérique Centrale et Diabolo, un programme pour cataloguer les morceaux.

Rencontrez-les, en vidéo, pour découvrir leur travail et leur expertise.

1- Jean-Marc Poterie – technicien à la cellule de restauration.

C’est le magicien du service ! On lui apporte un vinyle abîmé… Il le nettoie, le cajole, le numérise, l’améliore à coups de manipulations informatiques. Et hop ! Le morceau renaît sur les ondes de la radio publique.

Regardez la vidéo ci-dessous pour découvrir son travail : 

2- Marion Guilhen – documentaliste en charge des acquisitions.

Aller dénicher les succès de demain, c’est la délicate mission de Marion. En lien avec des labels indépendants, elle écume les salles de concert et les plateformes d’écoute en ligne pour mettre la main sur des artistes singuliers et révélations de demain qui permettent aux antennes de Radio France de se démarquer.

Regardez comment elle travaille dans la vidéo ci-dessous :

3- François Merlin – documentaliste en charge des indexations.

Mettez-lui un morceau entre les mains et il va tout décrypter… pour mieux l’indexer ! Son travail à lui, c’est d’identifier les mots-clés d’un morceau pour bien le référencer. Et s’assurer ensuite qu’il ressorte lors de futures recherches pour une émission. "Nous, c’est le sens caché que l’on va mettre en valeur et faire ressortir".

Regardez notre vidéo pour mieux comprendre :

4- Romain Couturier – documentaliste en charge des recherches documentaires.

Une émission à habiller ? Pas de problème, Romain entre dans la danse. Son rôle ? Chercher des morceaux, suggérer des titres, dégoter des pépites et accompagner les animateurs pour enrichir leurs émissions. Un travail fascinant qui requiert une sacrée culture musicale !

Regardez, en vidéo, comment il procède :

5- David Campello – opérateur de numérisation.

Son truc à lui, ce sont les pièces manquantes. Il achète et référence les morceaux introuvables dans la Discothèque Numérique Centrale, sur demande des programmateurs de radios, notamment Le Mouv'. Découvrez, ci-dessous, comment, grâce à lui, des tubes méconnus se font une place sur les ondes.

6- Loïc Delacourt – documentaliste en charge de la valise FIP.

Grand amoureux de la radio FIP, ce documentaliste en connaît la couleur musicale. De quoi lui permettre chaque semaine de préparer la « valise ». A l’intérieur, 10 morceaux maximum pour le plus grand plaisir des huit programmateurs de la radio.

Pour tout savoir sur cet intriguant bagage, regardez la vidéo ci-dessous :
Découvrez notre série sur la Discothèque de Radio France
En prévision du Printemps de Bourges 2020, nous avons passé deux journées au sein de la Discothèque de Radio France à Paris, présente chaque année pour le festival berruyer. Nous avons réalisé une série d'articles pour faire découvrir ce lieu au plus grand nombre, ainsi que ses missions. 
En raison de la crise sanitaire, le festival est annulé et remplacé par "Le Printemps imaginaire". L'occasion pour nous de vous dévoiler notre travail malgré tout. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
le printemps de bourges culture musique berry nature parcs et régions naturelles confinement : envie d'évasion santé société