La députée Modem du Cher, Nadia Essayan, porte plainte contre la CGT et le Parti communiste

Nadia Essayan invitée politique du 19/20 © France 3 Centre Val de Loire
Nadia Essayan invitée politique du 19/20 © France 3 Centre Val de Loire

La députée de la deuxième circonscription du Cher a porté plainte contre la CGT et le PCF après la perturbation de sa cérémonie de vœux par des militants en janvier. 

Par Nathanael Lemaire

Le 16 janvier dernier, une manifestation d'opposants à la réforme des retraites avait été suivie d'une intrusion de ces derniers  dans une salle où la député du Cher, Nadia Essayan, faisait sa cérémonie des vœux.  La député du Modem a décidé de porter plainte  "pour acte d'intimidation envers un élu".
Au cours de la manifestation devant la salle Forges à Vierzon, l'élue se plaint d'avoir été victime "d'intimidations, de menaces, d'agressions verbales" suivies d'une intrusion visant à empêcher la tenue de la cérémonie.

Interrogée par France 3 Centre Val de Loire, Nadia Essayan explique sa volonté de porter plainte :

Là, on est devant un dérapage, il n'y a plus de dialogue possible. Il y a des gens qui veulent s'imposer par la force, par la menace pour empêcher les élus de faire leur travail.

La plainte vise nommément le syndicat CGT de Vierzon et le Parti communiste. La manifestation et l'envahissement de la salle avaient retardé d'une heure trente la cérémonie et beaucoup d'invités avaient préféré renoncer à participer à la cérémonie des vœux de l'élue centriste.


Du côté de l'Union Locale CGT de Vierzon, on rappelle que ce n'est pas la première fois qu'une manifestation est organisée à l'occasion d'une cérémonie de vœux d'un élu de la république, et que jamais cela ne s'est fini en justice.

"Bizarrement, elle ne porte pas plainte immédiatement après le 16 janvier, elle attend 15 jours. C'est la stratégie de judiciarisation de l'action syndicale voulue par La République En Marche qui peut expliquer cette plainte contre la CGT" estime Daniel Angibeaud, secrétaire de l'UL CGT de Vierzon. Pour le syndicaliste, cette plainte va dans le sens d'un refus de discuter avec un syndicat qui n'est pas d'accord avec la réforme des retraites : "On trouve ça un peu fort de café [cette plainte], alors qu'on ne l'a pas agressé, ni physiquement, ni verbalement. Nous, on est dans notre rôle en demandant des comptes à nos élus. Si, elle porte plainte à chaque fois qu'on n'est pas d'accord avec elle et qu'on l'exprime, c'est une drôle d'idée de la démocratie".

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