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Chômage : le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse en Centre-Val-de-Loire

Une agence Pôle emploi. / © max ppp - Christophe Morin
Une agence Pôle emploi. / © max ppp - Christophe Morin

La France a connu une embellie fin 2018 sur le front du chômage, passé sous le seuil des 9%, un effet des réformes selon le gouvernement, même si cette baisse est le miroir de la croissance et reste fragile. 

Par Fabienne Marcel

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui commente de temps à autre les chiffres malgré ce qu'elle avait dit au début du quinquennat, s'est immédiatement réjouie de cette "très bonne nouvelle". Le taux de chômage en s'établit à 8,8% de la population active en France entière (hors Mayotte) au dernier trimestre 2018, son plus bas niveau depuis 2009, selon des chiffres provisoires de l'Insee publiés jeudi. C'est la première fois depuis 10 ans qu'il passe en dessous de 9%. "Le chômage de masse n'est pas une fatalité" a écrit Muriel Pénicaud sur Twitter.  

Il faut dire que le dernier trimestre de l'année 2018 a été particulièrement agité pour le gouvernement avec la crise des "gilets jaunes", des revendications plus axées sur le pouvoir d'achat. L'automne avait offert peu de motifs de satisfaction. Mme Pénicaud y voit "notamment" les premiers effets des ordonnances réformant le droit du travail avec des "petites entreprises qui ont moins peur d'embaucher". Mais aussi "plus de jeunes en apprentissage" et "plus de demandeurs d'emplois dans des formations de qualité", en référence au plan d'investissement dans les compétences (PIC) et aux réformes de l'apprentissage et de la formation professionnelle. "Les premiers résultats sont là", a renchéri une autre membre du gouvernement, Marlène Schiappa, en marge d'une conférence de presse à Bercy.

"Tant mieux", a réagi de son côté Laurent Berger, numéro un de la CFDT. Mais,a-t-il mis en garde dans la foulée:

Le seul problème c'est qu'il y a un marché du travail coupé en deux: il y a d'un côté des salariés formés, qualifiés et qui trouvent de l'emploi et de l'autre côté des personnes qui ont une grosse difficulté d'emploi qui subissent du chômage et de la précarité.

A souligner aussi qu'au dernier trimestre de l'année 2018, le taux de chômage des jeunes passe sous les 20%, à 18,8% en France métropolitaine, soit une baisse de 1,7 point par rapport au trimestre précédent.  Pour 2019, interrogée sur l'impact de la crise des "gilets jaunes" sur l'emploi, Muriel Pénicaud ne cache pas ses craintes car "les petites entreprises et le commerce ont beaucoup souffert". Elle a fait état de "72.000 demandes de chômage partiel", qui représentent "38 millions d'euros" provisionnés par son ministère.


Quelle est la situation en Centre-Val de Loire ? 


Au 4e trimestre 2018, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorieA) est en baisse dans la région : - 1, 0 % contre au 4e trimstre de 2018 trimestre (– 0,4 % sur un an).

Par départment : 
  • Dans le Cher, ce nombre baisse de - 1,1 % sur un trimestre (soit –180 personnes) et de 3,5 % sur un an. 
  • Dans l'Indre, ce nombre baisse de - 1,4 % sur un trimestre (soit – 150personnes) et de 0,6 % sur un an.
  • Dans le Loiret, ce nombre baisse de - 1,0 % sur un trimestre (soit – 360 personnes) et progresse de 1,7 % sur un an.
  • En Eure-et-Loir, ce nombre augmente de + 0,1 % sur un trimestre (soit + 30 personnes) et diminue de 0,3 % sur un an.
  • En Indre-et-Loire, ce nombre baisse de - 0,8 % sur un trimestre (soit– 240 personnes) et progresse de 0,1 % sur un an.
  • Dans le Loir-et-Cher, ce nombre est en baisse de - 2,5 % sur un trimestre (soit – 360 personnes) et de 3,2 % sur un an.

En Centre-Val de Loire, 107.217 emplois sont à pourvoir en 2019





 

 

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