Coronavirus : la région Centre-Val de Loire dégaine son dispositif pour soutenir l'économie

Entreprises, événémements culturels, éducation... La région prend les choses en main face à la pandémie déclarée de coronavirus, dont on ignore encore à quel point elle va durer et affecter l'économie.
Une passante portant un masque devant le Louvres, à Paris - Photo d'illustration
Une passante portant un masque devant le Louvres, à Paris - Photo d'illustration © IP3 PRESS/MAXPPP
"Hyperactivité et hyper solidarité", voilà les deux mots d'ordre du conseil régional face aux retombées de la pandémie de coronavirus. Le premier cas de contamination dans le Cher, à Bourges, a été connu ce 12 mars, portant à 21 le nombre de cas déclarés dans la région.
 
Evénement annulés ou mis en danger par la restriction du nombre de visiteurs, interdiction de visite dans les EHPAD, meetings en vue des municipales reportés : les effets de la pandémie se font de plus en plus visibles. Au point d'inquiéter l'ensemble des acteurs économiques du territoire. Le président de région François Bonneau a tenu ce 12 mars une conférence de presse pour présenter l'arsenal de mesures visant à éviter un éventuel effondrement.

"La réactivité, s'agissant des entreprises, c'est avoir une lisibilité immédiate : qui peut m'aider ? Que dois-je faire ?" a entamé l'élu. Il a présenté des mesures pour une visibilité d'un mois, un délai qui impactera plus particulièrement les événements culturels, puisque ceux qui devaient avoir lieu d'ici au 15 avril sont sous la menace d'un report ou d'une annulation pure et dure.
 

Les annonces à retenir


Pour les entreprises

La région, avec l'Etat et la BPI, se fixe pour but d'éviter les dépôts de bilan, pour éviter que le "trou d'air ne se transforme en catastrophe économique". Une attention particulière sera portée aux TPE et PME, susceptibles de "passer dans le rouge à la vitesse de l'éclair" si elles ne sont pas soutenues.
 
Pour le monde de la culture

"Tout ce qui peut concourir à freiner l'expansion doit être fait. Je ne veux rien laisser au hasard, je crois que tout ce qui peut être reporté doit l'être" a tranché François Bonneau. Le monde de la culture et de l'événementiel est le premier secteur frappé par les restrictions liées à la pandémie. La Dreamhack, emblématique rassemblement esportif organisé à Tours, a annoncé ce même jour l'annulation de son édition 2020.
 
Le Printemps de Bourges est lui aussi sur la sellette, dépendant d'une décision nationale. La région assure procéder "au cas par cas" pour chaque festival, foire ou salon concerné.
 
Pour le tourisme

Le tourisme est également dûrement touché, particulièrement en cette période où les professionnels de l'hébergement devraient accumuler les réservations. "Comment voulez-vous que les gens réservent ? Ils ne connaissent pas la durée de la crise, ils voient des images préoccupantes..." a décrypté François Bonneau. Le tourisme chinois en particulier est une source de revenus important pour les acteurs touristiques de la région, et l'absence de ces ressortissants commence déjà à se faire sentir.
 
Pourtant, la région espère toujours donner envie aux touristes de "retrouver la Loire à vélo, nos bonnes tables, nos châteaux, nos guinguettes..."
 
Pour l'éducation et la formation


Les lycées, qui sont sous la coupe de la région, sont vus comme des "lieux de concentration" et à ce titre surveillés de près.
 
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