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Élections européennes : qu'ont fait vos eurodéputés du Centre-Val de Loire de leur mandat ?

Parlement Européen à Bruxelles (Belgique). Angélique Delahaye (LR, circonscription du Centre) figure parmi dix-neuf eurodéputés visés par l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 22 mars dernier pour «abus de confiance». / © Patrick Lefevre - MAX PPP
Parlement Européen à Bruxelles (Belgique). Angélique Delahaye (LR, circonscription du Centre) figure parmi dix-neuf eurodéputés visés par l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 22 mars dernier pour «abus de confiance». / © Patrick Lefevre - MAX PPP

Le 26 mai prochain, les Français éliront 79 députés européens. Une élection qui signera la fin des circonscriptions régionales et leur remplacement par une circonscription nationale unique. En attendant, comment les députés européens issus du Centre Val de Loire ont-ils marqué leur mandat ?

Par B. M.

A l'échelle de la région, ils sont trois élus locaux à avoir été investis d'un mandat au Parlement européen. Angélique Delahaye, Karine Gloanec Maurin et Philippe Loiseau sont les trois eurodéputés (sur les cinq que compte la circonscription Centre-Massif-Central) à posséder un ancrage dans le Centre Val de Loire, mais c'est bien leur seul point commun.
 
  • La meilleure élève : Karine Gloanec Maurin

 
Karine Gloanec Maurin
Karine Gloanec Maurin

Dernière arrivée au Parlement européen après la démission de son prédécesseur Jean-Paul Denanot, Karine Gloanec Maurin n'en est pas moins une eurodéputée assidue.

Conseillère municipale de Saint-Agil (village désormais intégrée à la commune nouvelle de Couëtron-au-Perche) dans le Loir-et-Cher, elle est également vice-présidente de la communauté de communes des collines du Perche.

Alors que des députés européens comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen ont été épinglés pour leurs fréquentes absences, Karine Gloanec Maurin fait figure de bonne élève.Lors des votes en session plénière, le site de l'ONG Votewatch révèle un taux de présence de 97,29% de Karine Gloanec Maurin depuis son arrivée, ce qui fait d'elle la 8ème élue française la plus active (sur 74).

Les procès-verbaux de la commission de l'agriculture et du développement rural, dont elle fait partie, révèlent également un bon niveau de présence, de l'ordre de 70%.Des statistiques qui sont toutefois à nuancer par le fait qu'elle est talonnée en session plénière par les deux autres élus régionaux, Angélique Delahaye (96,38%) et Philippe Loiseau (94,44%).

L'eurodéputé RN, membre de la même commission que la Loir-et-Chérienne, y est d'ailleurs plus actif qu'elle, ayant assisté à 85% des réunions au cours des douze derniers mois. Une assiduité qui risque de ne pas payer, le PS étant crédité de seulement 6% des votes dans les sondages.
 
  • Le plus expressif : Philippe Loiseau

 
 / © France 3 Centre-VDL
/ © France 3 Centre-VDL

Seul député européen de l'Eure-et-Loir, le conseiller régional RN Philippe Loiseau n'a pas sa langue dans sa poche. Très présent au sein de la commission de l'agriculture et du développement rural, il y prend très régulièrement la parole depuis son arrivée au Parlement européen en 2014, en remplacement de l'Orléanaise Jeanne Pothain, démissionnaire.

Avec près de 500 interventions en séance plénière, soit largement plus que ses deux collègues, il dépasse également l'ancienne tête de liste du FN, Bernard Monot. 

L'élu RN a également fait parler de lui en octobre dernier, en annonçant soutenir une liste d'union menée par Nicolas Dupont-Aignan. Rappelé à l'ordre, il n'a pas été exclu du parti contrairement à sa collègue Sylvie Goddyn, et reste candidat à sa propre succession même s'il ne figure pas dans les 12 premiers noms publiés par le parti.
 
 
  • La plus agricole : Angélique Delahay

 

Critiquée pour ses prises de position sur le glyphosate, la maire LR de Saint-Martin-le-Beau, dans l'Indre-et-Loire, a fait de l'agriculture son principal cheval de bataille.

Membre du groupe Parti populaire européen, majoritaire depuis 1999, elle siège à la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et en tant que suppléante à la commission de l'agriculture et du développement rural.

Défendant une ligne "pragmatique", l'eurodéputée s'est prononcée contre l'interdiction du glyphosate ou encore des néonicotinoïdes, ces pesticides dangereux pour les abeilles. Une interdiction qui aurait risqué de "mettre les agriculteurs dans des impasses techniques et technologiques" selon elle.

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