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Elections Européennes 2019 : qui sont les candidats du Centre-Val de Loire ?

Les élections européennes en France auront lieu le dimanche 26 mai 2019 / © Denzel sur Pixabay.com
Les élections européennes en France auront lieu le dimanche 26 mai 2019 / © Denzel sur Pixabay.com

Beaucoup de candidats régionaux figurent sur les 33 listes déposées pour les élections européenes du 26 mai. Mais aucun ne se trouve en position assurément éligible.  Quelques uns ont tout de même une petite chance d'aller siéger à Strasbourg.

Par Xavier Naizet

Dans le parlement actuel, élu en 2014, le Centre-Val de Loire compte trois représentants : Angélique Delahaye en Indre-et-Loire (LR), Philippe Loiseau en Eure-et-Loir (RN) et Karine Gloanec-Maurin en Loir-et-Cher (PS). Ces deux derniers n'ont d'ailleurs pas été directement élus mais doivent leur siège au désistement du co-listier qui les précédait. Au Front National (tel qu'on l'appelait à l'époque) Jeanne Pothain qui n'aura jamais siégé avait été priée de laisser la place à Philippe Loiseau. Et Karine Gloanec-Maurin est devenue députée en 2018 après le départ en retraite de Jean-Paul Denanot.

Lors des deux élections précédentes, le mode d'élection pour le parlement européen était différent de cette année. Dans le but - au final pas vraiment atteint - de rapprocher l'élu de l'électeur, le législateur avait décidé de découper la France en grandes circonscriptions. La région Centre (telle qu'on l'appelait à l'époque...) était regroupée avec le Limousin et l'Auvergne dans un ensemble baptisé "Massif Central Centre." A défaut d'être pertinent et lisible dans le cadre d'un scrutin national, le système avait l'avantage de garantir à chaque région la présence de quelques élus à Bruxelles.

Cette année, la France est revenue à l'ancien système de vote, c'est-à-dire une seule liste nationale pour l'ensemble du pays comportant 79 noms sans critère de répartition géographique. Le Centre-Val de Loire étant une petite région avec peu d'électeurs et peu de têtes d'affiches nationales, les candidats régionaux ne sont pas particulièrement bien placés.

Les trois sortants sortis ?


Si l'on considère la situation des trois sortants, on constate qu'ils ont peu de chances de réaliser un nouveau mandat. Philippe Loiseau, en 75e position sur la liste du Rassemblement National est déjà sûr de ne pas retourner à Strasbourg. Pour Karine Gloanec-Maurin,  14e sur la liste PS/Pace Publique les chances sont quasiment nulles si l'on en croit les sondages. L'alliance est créditée d'environ 5% des estimations de vote ce qui lui laisse la perspective d'avoir peut-être un élu dans le meilleur des cas. Il faudrait que son score soit trois fois supérieur aux prévisions pour que la loir-et-chérienne conserve son siège.

Angélique Delahaye, 16e sur la liste LR, est sans doute la mieux placée pour représenter la région au parlement européen. Pour qu'elle soit élue, il faudra toutefois que sa liste dépasse les 15% que les sondeurs lui promettent.

Au sein des listes favorites du scrutin selon les instituts, aucun candidat régional ne se trouve en position favorable. Chez LREM et ses alliés, les mieux placés sont Guilmine Eygun (Indre-et-Loire) 31e et Louis de Redon (Loir-et-Cher) 36e. Il faudrait donc que leur liste réalise un score nettement supérieur aux 20 à 25% annoncés.

Au Rassemblement National, Mathilde Paris (Loiret) 34e semble elle aussi assez loin du cut.

Si les sondages disent vrai...


Chez Europe-Ecologie-Les Verts, le blésois Claude Gruffat 13e, pour toujours rêver d'un résultat favorable si sa liste dépasse les 10%. De même que Florent Montillot (Loiret) 7e sur la liste UDI prévue à moins de 5% à l'heure où ces lignes sont écrites. Mamoudou Bassoum (Loiret) 5e sur la liste PCF a aussi un mince espoir. 

A noter que d'autres candidats de la région figurent en bonne place mais sur des listes qui ont peu de chances de dépasser les 5%. C'est le cas du Montargois Jérémy Clément, 3e sur la liste Alliance Jaune menée par Francis Lalanne.

Un Loirétain est même tête de liste nationale : Pierre Dieumegard, candidat du mouvement Esperanto qui veut promovoir une langue internationale. Avec la foi et l'espoir, il peut croire en son succès jusqu'au 26 mai.

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