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Le cheval de trait : une réponse aux enjeux écologiques

Le cheval de trait fait son retour sur le devant de la scène économique en France. Et s’il retrouve ses anciennes fonctions, comme l’attelage ou l’équitation, c’est aussi un acteur écologique et moderne.

Par Louison Farine

La France est le seul pays au monde à posséder neuf races de chevaux de trait, parmi lesquelles le « Breton » et le « Comtois » sont les plus connues, tandis que le « Percheron » est aujourd’hui la plus exportée. De nouveau leur utilisation sur le terrain reprend de la vigueur.

En effet, là où un tracteur pollue, l’animal, lui, est écologique. La « traction » est une énergie musculaire et donc renouvelable. Contrairement à la machine, l’animal se reproduit et son « combustible » est constitué de matières vertes avec le foin et les céréales. Une bonne manière de réduire les coûts quand les matières fossiles deviennent de plus en plus chères.

L’enjeu économique se trouve également dans la maniabilité de l’animal, particulièrement pour les surfaces capricieuses (pentes et sols fragiles) où les manœuvres peuvent s’avérer complexes. C’est le cas dans les vignes par exemple : le cheval n’élimine que les mauvaises herbes et permet aux plans de s’enraciner plus profondément sans jamais tasser les sols comme pourrait le faire un tracteur. Last but not least, le cheval ne coûte en moyenne que 4000 euros, lorsqu’un un tracteur peut en valoir plus de 35.000. Un atout non négligeable pour les petites exploitations. Enfin, la docilité de l’animal favorise la convivialité et devient souvent un atout pour la promotion des produits de la terre.
 
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Journée vent violent dans les vignes. A stormy day in the vineyards.

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Côté services publics, de plus en plus de communes confient aux chevaux la collecte de leurs déchets. Guidés par des éboueurs qualifiés, des « Traits du Nord » parcourent leurs villes pour débarrasser les déchets verts et alimentaires destinés au compost. Ailleurs, des chevaux jardinent ou mènent des enfants à l’école. La preuve d’un renouveau qui permet de relancer des métiers traditionnels comme les maréchaux ferrants et les selliers.
 

 

Réaction de Marc Sarreau après sa victoire sur le Tour de Vendée