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On vous embarque !

Le dimanche à 12.55
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Redynamiser l’économie des territoires grâce aux monnaies locales complémentaires

La Gabare, monnaie locale tourangelle / © France 3 Centre-Val de Loire
La Gabare, monnaie locale tourangelle / © France 3 Centre-Val de Loire

Développées en France à partir de 2010, les Monnaies Locales Complémentaires (MLC) sont reconnues depuis 2014 comme moyen de paiement légal sur le territoire. Premier pays à encourager cette initiative, une soixantaine de projets similaires se sont depuis développés dans l’hexagone.
 

Par Julie Inventar

Le Méreau, la Lignière, le Passeur ou la Gabare dans la région Centre Val-de-Loire ; l’Abeille, la Pêche, l’Eusko, la Bous’ol ou la Sol-Violette dans le reste de la France, ces appellations vous sont peut-être familières.

Destinées à encourager les circuits courts pour dynamiser l’économie locale, les Monnaies Locales Complémentaires ne sont pas gérées par une banque centrale mais par une association ou une structure relevant de l’ESS (Economie Solidaire et Sociale).

Comme leur nom l’indique, elles sont complémentaires à la monnaie nationale, et leur valeur dépend du cours de l’euro. Elles ne sont utilisées que sur un territoire restreint (ville ou région), et ne fonctionnent que pour un éventail limité de marchandises. Pour favoriser les petits commerces locaux, elles ne peuvent pas être dépensées dans les supermarchés ni hypermarchés.
Les monnaies locales complémentaires fleurissent un peu partout dans l'hexagone comme ici dans le Lot-et-Garonne avec l'Abeille. / © MaxPPP
Les monnaies locales complémentaires fleurissent un peu partout dans l'hexagone comme ici dans le Lot-et-Garonne avec l'Abeille. / © MaxPPP

 

Comment se procurer cette monnaie ?

 

Concrètement, il suffit d’adhérer à une association qui porte un projet de Monnaie Locale Complémentaire, de se diriger vers un comptoir d’échange pour convertir ses euros, et de consulter la liste des commerces qui acceptent vos nouveaux billets. Dans la plupart des cas, une unité de Monnaie Locale Complémentaire vaut 1 euro.  

En favorisant les circuits courts, les Monnaies Locales Complémentaires encouragent la consommation raisonnée, réduisent les émissions de C02 liées aux déplacements, créent de l’emploi, et renforcent le lien social.
 
 

Eviter la spéculation et investir dans des projets locaux concrets


Comme il est impossible de déposer de la monnaie locale sur un compte en banque personnel, ces initiatives permettent également d’éviter la spéculation : une fois échangé, un billet de monnaie locale perd environ 2% de sa valeur tous les trimestres. Résultat, le concept incite à faire circuler la monnaie rapidement, et accélère les échanges. C’est le phénomène de la «monnaie fondante », une théorie née au début du XXème siècle et appliquée pour la première fois en Autriche pendant la crise économique de 1930.

Une fois en circulation, chaque unité de monnaie locale est placée sur un fonds de garantie dans une banque éthique, choisie par l’association. Un système qui permet aux habitants et associations d’investir dans des projets locaux concrets, en accord avec leurs valeurs.
 


Pierre de la chaîne Youtube "Changer le monde en 2 heures" est parti à Tours visiter le coulisses du Court-Circuit. Cet établissement propose à ses clients de consommer en euros ou bien avec la Gabare, la monnaie locale développée à Tours. Retrouvez-le dans l'émission "On vous embarque !" diffusée le dimanche 12 mai 2019 à 12h55 sur France 3 Centre-Val de Loire
 
© F3CVDL
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