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Eure-et-Loir : première victoire au tribunal pour les salariés de Konecranes

Konecranes, une entreprise finlandaise, s'apprête à supprimer une centaine d'emplois sur son site d'Eure-et-Loir. / © MARKKU OJALA/MAXPPP
Konecranes, une entreprise finlandaise, s'apprête à supprimer une centaine d'emplois sur son site d'Eure-et-Loir. / © MARKKU OJALA/MAXPPP

Le tribunal administratif de Chartres a donné raison aux salariés, menacés de licenciement, qui demandaient à l'entreprise de justifier ses choix stratégiques. 

Par Yacha Hajzler

Berlin et pas Vernouillet, mais pourquoi ? C'est la question à laquelle vont enfin pouvoir répondre les salariés de Konecranes. Fin janvier, le site de l'usine de Vernouillet, en Eure-et-Loir, avait été écarté du lancement de la fabrication d'une nouvelle génération de produits, au profit de l'Allemagne. 

Conséquence : une centaine d'emplois menacés dans cette usine qui fabrique des palans électriques, et des dirigeants qui n'estiment pas nécessaire de justifier leur choix. "On ne sait rien. On sait seulement que nous n’avons pas été choisis. Nous avons eu des réunions avec les dirigeants, mais ils ne donnent pas de réponses", accusait en février le secrétaire du CE, José Pereira.
 


Condamné à informer


Selon une information de nos confrères de l'Echo Républicain, le tribunal administratif de Chartres a condamné la société a transmettre à l'expert comptable l'ensemble des documents réclamés par les salariés. Ils pourraient constituer une base pour contester devant la Justice le choix du site allemand.

Konecranes a un mois pour produire les documents, sous peine de 10 000 euros d'amende par jour de retard. L'entreprise finlandaise a également écopé d'une amende symbolique pour "résistance abusive"

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