VIDÉO. L'évadé du "Projet patates" rattrapé par la police à Paris

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Un détenu s'évade d'un chantier d'insertion ©G.Kevorkian / L.Hoatau / France Télévisions

Au cœur du "Projet patates", un jeune détenu de 20 ans incarcéré à la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir), s'est évadé ce lundi 28 août avant d'être interpellé plus tard dans la journée à Paris.

Quand Monsieur Patate s'évade de prison… Non, ce n'est pas le cinquième opus de Toy Story mais bien un détenu de la prison de Châteaudun qui s'est fait la malle au cœur du "projet patates".

"Il a vu une opportunité"

Depuis fin juillet, à Triville en Eure-et-Loir, quatre détenus s'attellent à trier les pommes de terre pour venir en aide aux maraîchers locaux, en manque de main-d’œuvre. Pourtant, ce lundi 28 août, un des détenus qui participait à cette initiative, âgé de 20 ans, en a profité pour s'échapper. "C'est un acte impulsif de sa part, qui n'avait rien de prémédité, il lui restait un an de reliquat de peine à purger. Visiblement, ça a vraiment été un coup de sang de sa part, c'est un acte isolé, il a vu une opportunité", analysait Abdelkader Kourak, adjoint au chef d'établissement au Centre de détention de Châteaudun.

Tout d'abord, le jeune homme, sans histoire à l'intérieur des murs, était parvenu à prendre un train pour la capitale. Il a ensuite été interpellé à la gare Montparnasse à Paris le soir même. Le détenu a été présenté à un juge ce mercredi 30 août.

Une fuite qui pose question sur la sélection des détenus qui participent à chantiers d'insertion. Les détenus sont choisis par les personnels de surveillance, par l'encadrement en détention. "Vous avez également un rapport très étayé du service pénitentiaire d'insertion de probation pour vraiment identifier les éventuels risques que pourrait présenter l'intéressé", détaille Abdelkader Kourak.

Il poursuit : "Tous ces avis sont soumis à la juge d'application des peines, également secondée par le parquet qui défend les intérêts de la société. Il y a cet examen critique et croisé avant que l'on envisage la permission de sortir", conclut-il.

Pour les autres détenus qui participent à ce chantier d'insertion, le travail agricole continue.