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Fièvre catarrhale ovine : les conséquences financières pour les éleveurs

La fièvre catarrhale qui a débuté dans l'Allier, à la fin du mois de septembre, a impacté d'autres régions dont la région centre-Val de Loire. Des périmètres de sécurité ont été établis. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui : peu d'acheteurs et des prix cassés. 
La fièvre catarrhale a énormément impacté les exploitations. Ce mercredi, trois semaines après la campagne de vaccination des bêtes, les ventes reprennent mais difficilement. 

Au marché au Cadran de Châteaumeillant dans le Cher, le plus grand région, l'ambiance est encore morose. Les animaux sont revenus et leurs propriétaires ont de nouveau le droit de les vendre. Certains éleveurs refusent même de vendre. Ils préfèrent repartir avec leurs animaux plutôt que de vendre à perte. 

Prix cassés, moins d'acheteurs et ventes en berne  

A titre d’exemple, une génisse, dont le coût de revient est d’environ 4,50 euros le kilo a du mal à dépasser les 4 euros. L’animal est vendu trop tard, il est donc trop gros. De plus, les marchés d’exportations, vers l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie, ne sont plus acheteurs ou achètent mais à des prix cassés. Et puis, il y a également les conséquences des attentats de Paris, les gens vont moins dans les restaurants donc par conséquent les demandes en viande diminuent. 

C’est donc la double-peine pour les éleveurs avec des animaux invendus à nourrir et des naissances qui arrivent. 

Conséquence de la fièvre catarrhale pour les marchés du Berry, celui du Cadran de Châteaumeillant ou celui Sancoins, les pertes d’exploitations sont énormes. A Sancoins, sur deux mois, le manque à gagner est estimé à 50.000 euros. 
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